À Washington comme à Jérusalem, le constat s’est imposé : le coût attendu d’une attaque contre l’Iran dépasserait les bénéfices.


16 janvier 2026

À Washington comme à Jérusalem, le constat s’est imposé : le coût attendu d’une attaque contre l’Iran dépasserait largement les bénéfices, du moins à ce stade

Le président Donald Trump voulait privilégier une opération rapide, puissante et décisive, idéalement unique, susceptible d’ébranler le régime iranien. Ses conseillers civils et militaires ont tempéré cette ambition, en mettant en avant le fait qu’une attaque aurait presque certainement déclenché des représailles contre des bases américaines au Moyen-Orient, contre Israël, et contre l’industrie énergétique des alliés du Golfe, avec à la clé une flambée des prix du pétrole.

L'Arabie saoudite, le Qatar et Oman ont également œuvré pour dissuader le président américain d'attaquer l'Iran. Les trois pays du Golfe "ont mené des efforts diplomatiques intenses pour convaincre le président Trump de donner à l'Iran une chance de montrer ses bonnes intentions", a déclaré jeudi un haut responsable saoudien à l'AFP.

De son côté Benjamin Netanyahou aurait aussi demandé à Donald Trump de différer tout projet de frappe militaire contre l’Iran. 

C’est ce qu’a indiqué jeudi un haut responsable américain au New York Times. Washington semble désormais temporiser.

La demande israélienne viserait à gagner du temps et à laisser évoluer la situation interne iranienne. 

Donald Trump a affirmé disposer d’informations, selon lesquelles les autorités iraniennes auraient cessé de tuer des manifestants et renoncé à des exécutions imminentes. La Maison Blanche parle de 800 exécutions reportées, mais il est évidemment presque impossible dans la situation actuelle de vérifier ce chiffre. 

Ces déclarations ont été interprétées comme un signal d’apaisement, laissant entendre que Washington pourrait s’éloigner, au moins temporairement, de l’option militaire contre Téhéran et reprendre la voie diplomatique.