Au moins 27 vols ont été visés par de fausses alertes à la bombe ce jeudi en Europe, et notamment en Belgique. Tous les avions ont atterri sans incident. Plusieurs ont été déroutés ou escortés par des avions de chasse.
À Charleroi, un vol Ryanair venant de Pescara a déclenché une procédure d’urgence après la découverte du mot « bombe » dans les toilettes. Les passagers ont été débarqués, puis contrôlés avec leurs bagages, notamment à l’aide de chiens renifleurs. Aucun explosif n’a été découvert et les autres activités de l’aéroport n’ont pas été perturbées. Un vol LOT reliant Varsovie à Bruxelles a également été concerné par une alerte.
En France, un appareil de la compagnie Aer Lingus reliant Dublin à Rome, avec 151 passagers et six membres d'équipage à bord, a été escorté par des avions militaires jusqu'à la base aérienne d'Évreux, en Normandie.
Hier soir encore, une alerte à la bombe a été signalée alors que le vol KLM 461, reliant Amsterdam à Tel-Aviv, était au sol lors d'une escale à Bucarest, peu après un changement d'équipage prévu.
Des incidents similaires ont touché l’Italie, la République tchèque, la Bulgarie et l’Espagne. Plusieurs menaces ont été envoyées par courriel. Selon les médias italiens, l’un des messages portait le nom d’un groupuscule extrémiste russe, mais son implication n’a pas été confirmée. Plusieurs pays européens ont par le passé accusé la Russie d’être impliquée dans de telles activités, ce que Moscou dément.
Mardi déjà, une dizaine de vols commerciaux avaient été visés par de fausses alertes à la bombe. Les autorités européennes cherchent désormais à identifier les auteurs de ces menaces et à déterminer si elles sont coordonnées. Aucune revendication ni responsabilité n'a été établie à ce stade. L’enquête est en cours.
Interrogé par Reuters, Eliran Almog, directeur général de la société israélienne de cybersécurité aéronautique Cyviation, estime que ces alertes répétées pourraient avoir un double objectif : désorganiser le fonctionnement des compagnies aériennes et des aéroports, mais aussi observer les réactions des autorités et leurs procédures de sécurité.
Ces événements interviennent dans un contexte de préoccupations croissantes concernant les opérations de sabotage et les attaques hybrides en Europe.