En Belgique, au procès des attentats de Bruxelles, après une matinée perturbée, l’exposé de l’enquête a débuté hier.
L’audience d’hier a de nouveau été perturbée dès le début par des questions de procédure.
Un seul des accusés détenus était présent. Les avocats de deux des accusés ont annoncé à la Cour qu’ils n’avaient plus de mandat pour défendre leurs clients. L’audience a dû être suspendue le temps de régler la question. Finalement, ces deux avocats ont été commis d’office.
Autre souci, l’audience a dû consacrer un certain temps à la lecture et à la traduction simultanée de documents transmis à la Cour en néerlandais. Il s’agit des documents fournis par la police pour justifier les fouilles des accusés détenus, à nu et avec génuflexions.
Ce n’est qu’en milieu d’après-midi que la cour d’assises a pu entamer les travaux qu’elle avait prévus mardi : l’exposé de l’enquête autour de l’attentat de la station de métro Maelbeek.
Un responsable de la police des chemins de fer a expliqué ce qu’il a vu le 22 mars en arrivant dans la station de métro.
Il y avait des débris de verre partout, des affaires abandonnées, des blessés sur des brancards.
"On prend tout de suite conscience de la gravité des faits, une combinaison de sang, de mort, d’électricité, de brûlures".
Il a également expliqué que malgré son expérience, bien qu’il ait déjà eu à traiter des cas de suicides sur les voies, qu’il ait connu la catastrophe ferroviaire de Buizingen, "on ne sait jamais s’habituer à ce qu’on voit là" ; c’est ce qu’il a dit.