En Belgique, au procès des attentats de Bruxelles qui se trouve paralysé faute d’accusés, la présidente du tribunal, Laurence Massart, demande à la police de faire son travail.
Après avoir été suspendu, mercredi matin, le procès des attentats de Bruxelles du 22 mars 2016 a repris mercredi après-midi, vers 13H40, avec l’audition de Marc De Mesmaeker, le Commissaire général de la Police fédérale. C’est la Présidente de la Cour d'Assises qui a demandé à l’entendre dans l’espoir de débloquer le problème de la fouille des accusés détenus avant leur transfert vers le tribunal.
Cette reprise n’a cependant été que de courte durée. Peu avant 15H00, l’audience a une nouvelle fois été suspendue jusqu’à jeudi matin.
Ce mercredi, plus tôt dans la journée, l’audience avait été perturbée par l’absence de sept accusés, les sept qui sont détenus et doivent, chaque jour, être transférés de la prison vers la salle du tribunal. Les sept accusés détenus ont refusé de se rendre au tribunal.
C’est toujours la question des fouilles avant de se rendre à l’audience qui continue de poser problème.
Cinq accusés, soit Mohamed Abrini, Osama Krayem, Sofien Ayari, Bilal El Makhoukhi et Hervé Bayingana Muhirwa ont refusé, d’emblée, de sortir de leur cellule.
Deux autres accusés, Salah Abdeslam et Ali El Haddad Asufi, sont sortis de leur cellule pour se rendre au local de fouille.
Et selon les informations de nos confrères de la RTBF, lorsqu’on leur a demandé de retirer leur vêtement du bas pour poursuivre la fouille, les deux accusés auraient, à leur tour, refusé de se rendre au tribunal.
Seuls les accusés qui comparaissent libres, Smaïl et Ibrahim Farisi, étaient présents au début de l’audience.
Et mercredi après-midi, la présidente du tribunal a déclaré : "Monsieur le Commissaire, l’heure est grave !" Il faut débloquer la situation. Il en va de la suite de cette session d’Assises. Je demande à la police de faire son travail, de bien le faire, en toute sécurité dans les règles qui sont établies".
Alors que l’on se demande chaque jour si l’audience se déroulera, si les accusés comparaîtront, la Présidente de la Cour d'Assises semble s’impatienter. "Il ne peut plus y avoir ce jeu de chat et la souris. On ne peut plus continuer comme ça. Nous, on est prêt. La Cour d'Assises est à la disposition du dossier qu’on a étudié, c’est ce qu’a encore déclaré la présidente du tribunal, Laurence Massart à l’adresse du patron de la police fédérale.