BELGIQUE : Procès des attentats de Bruxelles : l’audience a été suspendue hier : l’ordonnance du juge des référés sur les conditions de transfert des détenus n’était pas appliquée.

Procès des attentats de Bruxelles : l’ordonnance du juge des référés sur les conditions de transfert non appliquée : le procès semble bloqué.

Après une petite pause pour les fêtes de fin d’année, le procès des attentats de Bruxelles devait reprendre hier matin.

On espérait une reprise sereine après l’ordonnance rendue la semaine dernière par le juge des référés concernant les conditions de transfert des accusés.

Mais plusieurs avocats de la défense ont dénoncé dès l’ouverture de l’audience, le non-respect de cette qui avait décidé que les fouilles corporelles quotidiennes ne pourraient plus avoir lieu de manière systématique et que, si elles devaient avoir lieu, elles devraient être justifiées et individualisées. 

Après avoir entendu les avocats de la défense, la présidente a demandé au coordinateur d’enquête de la police fédérale de se renseigner sur les conditions de transfert des accusés. 

Celui-ci est revenu en milieu d’après-midi indiquant: "C’est beaucoup moins évident que ce que l’on pensait".

Le patron du service de la police fédérale qui s’occupe des transferts des accusés (DAP) refuse de témoigner à visage découvert et s’est adjoint les services d’un avocat. Il sera auditionné par écrit.

Les avocats de la défense ont dénoncé la non-application de cette décision de justice par l’Etat belge et justifié ainsi l’absence hier à l’audience de certains accusés. 

Les avocats de la défense mettent donc la pression et appellent le ministre de la justice, Vincent Van Quickenborne, à prendre ses responsabilités. 

Le parquet, représenté par la procureure Paule Somers a déploré cette situation tout comme plusieurs avocats de parties civiles qui ont rappelé la demande principale des victimes, que le procès puisse avancer.