Benjamin Netanyahou a annoncé officiellement hier soir qu’il va limoger Ronen Bar le directeur du Shin Bet et il a publié un communiqué dans ce sens.
"À tout moment, mais surtout au cours d'une guerre existentielle, le Premier ministre doit avoir une confiance totale dans le directeur du Shin Beth.
Malheureusement, la situation est inverse : je n'ai pas cette confiance. J'ai un manque de confiance permanent dans le directeur du Shabak. Une méfiance qui n'a fait que croître avec le temps.
Je tiens à préciser que je n'ai que de l'estime pour les hommes et les femmes du Shabak. Ils accomplissent un travail important et dévoué pour notre sécurité à tous.
De son côté, le chef du Shabak, Ronen Bar, a réagi à l’annonce de son limogeage par le Premier ministre et annonce tout simplement qu’il n’a pas l’intention de s’y conformer.
« En tant que chef du Shabak le 7 octobre, j’ai assumé la part de responsabilité de l’organisation dans ces événements et j’ai clairement indiqué mon intention de terminer mon mandat avant son terme. Il est évident que mon éviction n’est pas liée au 7 octobre.
Il a également déclaré qu’il n’avait pas l’intention de quitter son poste : « Ma responsabilité publique est au cœur de ma décision de poursuivre mes fonctions dans la période à venir, compte tenu du risque d’escalade, de la forte tension sécuritaire et de la possibilité réelle d’une reprise des combats dans la bande de Gaza, où le Shabak joue un rôle central.
Par ailleurs, je dois mener à bien mon engagement personnel et celui du service pour le retour des otages, la finalisation de plusieurs enquêtes sensibles et la préparation optimale de deux candidats potentiels pour ma succession, afin que le Premier ministre puisse faire son choix. Cela est une nécessité découlant du caractère national de la fonction, de la sensibilité du Shabak et de la loi qui lui confère de vastes et délicates prérogatives », a affirmé Ronen Bar.
« Lors d’une précédente rencontre, j’ai informé le Premier ministre de mon intention de finaliser ces points avant de quitter mon poste en coordination avec lui, par souci de responsabilité envers le public, la sécurité de l’État et le bon fonctionnement du Shabak au service d’Israël.
Le porte-parole du Shabak a indiqué dans la soirée que le chef du Shabak n’avait fait qu’indiquer les raisons pour lesquelles il ne démissionnerait pas mais qu’il respecterait la loi quelle que soit la décision le concernant.
La conseillère juridique du gouvernement, Gali Baharav Miara, de son côté, a envoyé dimanche soir une lettre au Premier ministre lui indiquant qu’il ne pouvait pas, pour l’instant, limoger le chef du Shabak. Elle affirme que le sujet est »sensible » et qu’il faut d’abord vérifier les éléments factuels et juridiques à la base de cette décision ».