Benjamin Netanyahou revient sur la nomination du général Eli Sharvit au poste de chef du Shin Beth.

Benjamin Netanyahou revient sur la nomination du général Eli Sharvit au poste de chef du Shin Beth après de larges critiques en Israël et même aux Etats-Unis.

Le Premier ministre a reçu et l’a remercié le général Sharvit pour sa disponibilité à "répondre à l'appel du devoir", mais lui a fait savoir qu'après réflexion, il comptait examiner d'autres candidatures pour ce poste.

Cette décision intervient dans un contexte de critiques internationales. "Bien qu'il ne fasse aucun doute qu'Israël reste le meilleur ami de l'Amérique, la nomination d'Eli Sharvit comme nouveau chef du Shin Bet est plus que problématique", avait déclaré le sénateur républicain Lindsay Graham, président de la commission budgétaire du Sénat américain. Selon lui, les déclarations passées de Sharvit contre le président Donald Trump "créeraient une pression inutile dans un moment critique". 

En effet, Eli Sharvit avait écrit une tribune dans Calcalist il y a deux mois pour critiquer sévèrement la politique de Trump au regard de la crise climatique.

Sous le titre:  »Pas uniquement une erreur politique: Trump entraîne la planète vers l’abîme », il avait écrit:  »Il est difficile de croire qu’au moment où le climat nous frappe sans relâche, l’administration américaine, sous la direction du président Donald Trump, a choisi de ramener le monde à une ère de combustibles polluants et de s’éloigner des investissements dans les énergies vertes».

Il poursuivait tout au long de son texte une critique acerbe de la vision et de la politique du Président américain.

De nombreuses voix s’étaient élevées auparavant au sein du Likoud pour demander à Benjamin Netanyahou de revenir sur cette nomination. En effet, Eli Sharvit a manifesté contre la réforme judiciaire et approuvé l’accord de gaz avec le Liban signé par Yaïr Lapid.

Benjamin Netanyahou a affirmé lundi qu'il n'avait pas été informé de "tous les détails" concernant l'implication de Sharvit dans les manifestations contre la réforme judiciaire, ce qui aurait contribué au retrait de sa candidature.