Le nouveau président américain élu Donald Trump continue de façonner son administration, plaçant ses fidèles à des postes clés.
Hier, il a annoncé la nomination de l’élu républicain Mike Waltz au poste de conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche en le présentant comme un “expert des menaces posées par la Chine, la Russie, l’Iran”. C’est un "fervent défenseur” du programme de politique extérieure porté par Donald Trump, c'est-à-dire “America First” : “l'Amérique d'abord”.
Il sera donc l’architecte de la politique étrangère de Donald Trump avec Marco Rubio, pressenti pour prendre la tête de la diplomatie.
Donald Trump a ensuite annoncé dans la nuit la nomination de Steven Witkoff, un investisseur juif new-yorkais spécialiste de l'immobilier, comme émissaire spécial des États-Unis pour le Moyen-Orient, malgré son absence d’expérience diplomatique.
Comme ministre de la Défense, Donald Trump compte nommer Pete Hegseth, un ancien major dans l'armée américaine et actuel présentateur sur Fox News.
A la sécurité intérieure, le président élu a choisi Kristi Noem, gouverneure du Dakota du Sud, connue pour ses positions fermes sur l’immigration. Et à la tête du Renseignement, il a annoncé qu’il souhaitait nommer l'ancien élu John Ratcliffe, anciennement directeur du renseignement national américain.
Le milliardaire Elon Musk fera également partie de son cabinet ministériel
Oui, à la tête du ministère de l'"efficacité gouvernementale", (Department of Government Efficiency), conjointement avec l'homme d'affaires républicain Vivek Ramaswamy.
Selon les mots du président, les deux hommes auront pour mission “de démanteler la bureaucratie gouvernementale, sabrer les régulations excessives, couper dans les dépenses inutiles, et restructurer les agences fédérales". Le président élu s’en est enthousiasmé sur X. “Ils vont travailler ensemble pour libérer notre économie et rendre le gouvernement des États-Unis responsable devant notre peuple.” Fin de citation.
Le prochain ambassadeur des Etats-Unis en Israël sera Mike Huckabee, fervent partisan des implantations israéliennes en Judée-Samarie
Et le président élu s’est là encore félicité pour cette nomination : "Il aime Israël et le peuple israélien, et le peuple israélien l'aime en retour. Il travaillera sans relâche pour apporter la paix au Moyen-Orient !" a-t-il déclaré dans un communiqué.
Ce pasteur baptiste devenu homme politique est une figure de la droite chrétienne conservatrice aux Etats Unis, il s’était présenté à la présidence à deux reprises en 2008 et 2016, mais avait échoué aux primaires.
Il se décrit lui-même comme un ‘fervent partisan d’Israël’ où il s’est rendu à plusieurs reprises. Il faisait par exemple partie d’une délégation internationale, conduite par l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Danny Danon à Kfar Aza et dans le sud d’Israël dans des localités très touchées par les attaques du 7 Octobre.
Au fil du temps, il a exprimé son soutien aux localités juives de Judée-Samarie et a critiqué les appels au retrait israélien derrière les lignes de 1967.
A Maale Adumim en 2017, il avait dit à CNN : “Il y a certains mots que je n’utiliserais pas. La Cisjordanie, ça n’existe pas, c’est la Judée et Samarie. Les colonies ça n’existe pas : ce sont des communautés, des quartiers, des villes.
L’occupation ça n'existe pas”.
Le nouveau ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar lui a adressé ses "félicitations". "En tant qu'ami de très longue date d'Israël et de notre capitale Jérusalem, j'espère que vous vous sentirez comme à la maison", a-t-il assuré dans un message sur X.
Sa nomination requiert encore la confirmation du Sénat, où les républicains auront la majorité.