Emmanuel Macron veut inscrire dans la Constitution la liberté de recourir à l'IVG

En France, le président Emmanuel Macron a annoncé mercredi sa volonté d’inscrire dans la Constitution la liberté de recourir à l’avortement, dans le cadre de sa future réforme des institutions.

Il a dit ça lors d’un hommage national à l’avocate féministe Gisèle Halimi à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes.

« Les avancées issues des débats parlementaires permettront, je le souhaite, d’inscrire dans notre texte fondamental cette liberté dans le cadre du projet de loi portant révision de notre Constitution qui sera préparé dans les prochains mois » ; c’est ce qu’a déclaré Emmanuel Macron au Palais de justice de Paris.

Selon l’entourage présidentiel, ce projet de loi portera sur une vaste réforme des institutions, voulue par le chef de l’Etat qui pourrait aller d’un redécoupage des régions à une redéfinition des mandats électoraux.

Emmanuel Macron a également voulu faire entrer dans l’histoire Gisèle Halimi, militante emblématique de nombreux combats de la seconde moitié du 20ème siècle ; de la décolonisation au droit à l’IVG, au-delà des polémiques.

« Elle a porté la cause de l’indépendance algérienne. Si aujourd’hui la guerre d’Algérie a quitté les prétoires, elle doit maintenant prendre toute sa place dans notre mémoire ici en France et aussi en Algérie » ce sont les mots d’Emmanuel Macron qui ne s’est toutefois pas prononcé sur une éventuelle entrée au Panthéon de Gisèle Halimi.