En Israël, la Commission des lois du Parlement va voter mercredi certains volets du projet de réforme judiciaire qui divise le pays.

La Commission des lois du Parlement a annoncé qu'elle voterait mercredi certains volets du projet de réforme judiciaire, ouvrant la voie à un vote en première lecture du plenum de la Knesset qui devrait avoir lieu lundi. 

Le vote va concerner la modification du mode d'élection des juges et la non-abrogation des lois fondamentales par la Cour Suprême israélienne.

Selon la dernière proposition du député Sioniste religieux Simcha Rotman, le comité de sélection des juges incluant neuf membres serait composé majoritairement de représentants des pouvoirs exécutif et judiciaire. 

Il compterait trois ministres, dont le ministre de la Justice, trois juges, dont le président de la Cour suprême, et trois membres de la Knesset, dont le président de la commission des lois.

Le second volet de la réforme soumis au vote pose que la Cour suprême n'aura plus le droit d'amender ni même d'annuler les lois fondamentales, à moins d'obtenir l'approbation de 80 % des juges. 

Le gouvernement confirme donc son intention d'aller de l'avant dans la mise en place de la réforme judiciaire promue par le ministre de la Justice, Yariv Levin, et de faire fi des pressions énormes qu'il subit de toutes parts, aussi bien de la part de la population, de l'opposition ou de la scène internationale. 

Le débat public a également atteint un niveau de violence sans précédent avec des déclarations extrêmement virulentes contre le Premier ministre Benjamin Netanyahou, qui fait l'objet d'appels au meurtre. A tel point que le président israélien Isaac Herzog a appelé à calmer les esprits, et proposé de superviser des négociations entre majorité et opposition autour de la réforme.