Entre 60.000 (selon la police) et 100.000 manifestants (selon les syndicats), ont défilé dans les rues de Bruxelles contre les mesures prévues par le nouveau gouvernement fédéral.
Les participants entendaient protester notamment contre la limitation dans le temps des allocations de chômage, le sort de l’enveloppe bien-être, la réforme des pensions, en particulier celles des fonctionnaires, ou encore des coupes dans les services publics.
Deux points de passage du cortège étaient particulièrement surveillés par les forces de l’ordre : le siège des Engagés et celui du MR, deux partis membres de la nouvelle coalition fédérale. Si le premier n’a été que brièvement la cible de lancer de boules de peinture, pommes, citrons, pavés ou bouteilles en verre, le second a cristallisé un peu plus les tensions. Protégé par plus de 60 policiers en tenue anti-émeute, le siège du MR a aussi été la cible de divers projectiles.
Plus tard dans la journée, le Premier ministre, Bart De Wever, et le ministre de l'Emploi, David Clarinval, ont défendu devant la Chambre la nécessité des réformes que va entreprendre le nouveau gouvernement. Alors que dans la matinée plusieurs dizaines de milliers de personnes défilaient dans les rues de Bruxelles pour contester les mesures annoncées, le chef du gouvernement a lancé un appel au sens des responsabilités à l'ensemble de la société afin de ne pas "s'enliser dans un modèle conflictuel".