Le Conseil national de la reÌsistance iranienne (CNRI) accuse Ebrahim RaiÌssi de torture et de
meurtre lors des exeÌcutions de masse d'opposants en 1988
Les poursuites ont eÌteÌ engageÌes aÌ New York la semaine dernieÌre, au nom de deux personnes
tortureÌes aÌ l'eÌpoque et d'une troisieÌme dont le freÌre a eÌteÌ exeÌcuteÌ.
Elles s'appuient notamment sur des deÌclarations d'Amnesty International et des sanctions
ameÌricaines, qui accusaient M. RaiÌssi d'avoir pris part aÌ la reÌpression sanglante de 1988.
Des dommages et inteÌreÌts, dont le montant n'est pas preÌciseÌ, sont demandeÌs en reÌparation
d'actes de torture, d'exeÌcutions sommaires, de geÌnocide et de crimes contre l'humaniteÌ.
La plainte remet en cause l'ideÌe selon laquelle M. RaiÌssi, eÌlu preÌsident l'an dernier,
beÌneÌficierait de l'immuniteÌ en tant que chef d'Etat et repreÌsentant d'un pays eÌtranger aÌ
l'AssembleÌe geÌneÌrale des Nations unies.
Car s'il est bien preÌsident, le reÌel chef d'Etat en Iran c’est le guide supreÌme, l'ayatollah Ali
Khamenei, avance l'avocat des iraniens en exil.
Si les Etats-Unis acceptent ces arguments, ils pourraient le notifier officiellement de
l'existence de poursuites contre lui, lorsqu'il viendra participer aux reÌunions aÌ l'ONU.
InterrogeÌ sur la venue de M. RaiÌssi, le porte-parole du deÌpartement d'Etat ameÌricain Vedant
Patel a deÌclareÌ que les Etats-Unis se devaient de laisser entrer sur leur territoire les
dignitaires eÌtrangers.
Cette plainte tombe mal pour l’Iran au moment ouÌ les Etats-Unis ravivent l'espoir d'un
retour aÌ l'accord sur le nucleÌaire iranien.