Israël a mené des frappes d'envergure sur des cibles terroristes du Hamas à Gaza.

Israël a mené cette nuit des frappes d'envergure sur des cibles terroristes du Hamas à Gaza. 

La reprise des frappes israéliennes sur Gaza a été entérinée lors d'une réunion cruciale tenue lundi, au terme de laquelle tous les hauts responsables sécuritaires ont approuvé l'offensive. Cette consultation, révélée par Kan News, s'est déroulée en présence du Premier ministre Benjamin Netanyahou, du ministre de la Défense Israël Katz, du ministre des affaires stratégiques, Ron Dermer, du chef d'état-major de Tsahal, Eyal Zamir et du directeur du Shin Bet Ronen Bar. Ce dernier a dirigé l’offensive aux côtés du chef d'état-major depuis le QG de la défense à Tel Aviv, malgré la controverse sur son limogeage prochain. 

« Israël agira désormais contre le Hamas avec une force militaire croissante », a déclaré le cabinet du Premier ministre.

« Nous avons repris les combats à Gaza en raison du refus du Hamas de libérer les otages et des menaces de s'en prendre aux soldats de Tsahal et aux communautés israéliennes », a déclaré M. Katz dans un communiqué. "Nous ne cesserons pas de nous battre jusqu'à ce que tous les otages rentrent chez eux et que tous les objectifs de la guerre soient atteints".

Le Hamas a vivement dénoncé cette reprise des hostilités. Le groupe terroriste a ajouté que "Netanyahou et son gouvernement exposent selon eux “les otages à Gaza à un sort inconnu". Une menace classique venant de l’organisation terroriste qui a des milliers d’hommes, mais est très affaiblie en termes d’armement et qui utilise les otages comme seul levier de pression. 

Le Forum des familles d'otages condamne la reprise des combats dans la bande de Gaza.  

"La plus grande crainte des familles, des otages et des citoyens israéliens s'est réalisée. Le gouvernement israélien a choisi d'abandonner les otages. Nous sommes choqués, en colère et inquiets de la destruction délibérée du processus visant à ramener nos proches de la terrible captivité du Hamas." "la reprise des combats avant le retour du dernier otage se fera au prix des 59 otages encore à Gaza qui pourraient être sauvés et ramenés." Fin de citation.

Noa Argamani, libérée en août dernier lors d'une opération de Tsahal alors que son compagnon Avinatan Or reste captif, a partagé un émoji de cœur brisé sur son compte X après l'annonce de la fin du cessez-le-feu. Cette réaction survient une semaine seulement après qu'un premier signe de vie d'Avinatan Or a été reçu, 523 jours après son enlèvement. Sa famille avait alors révélé qu'il était détenu dans des conditions difficiles dans le centre de Gaza.

Lishay Miran-Lavi, dont le mari Omri a été enlevé de leur domicile au kibboutz Nahal Oz le 7 octobre, a également publié un émoji de cœur brisé. Elle avait récemment adressé une lettre au ministre Ron Dermer, responsable des négociations, l'avertissant que "si les otages ne reviennent pas vivants, leur sang serait sur vos mains". 

Le président du parti des Démocrates, Yaïr Golan, a réagi à la reprise des combats à Gaza en déclarant : "Netanyahou sacrifie la vie d'otages et de soldats parce qu'il craint les manifestations contre le limogeage du chef du Shin Bet. Les soldats au front et les otages à Gaza ne sont que des pions dans son jeu de survie." 

Le ministre des Finances Bezalel Smotrich a pour sa part écrit sur son compte X : "C'est une opération progressive que nous avons élaborée et planifiée ces dernières semaines depuis l'entrée en fonction du nouveau chef d'état-major, et avec l'aide de Dieu, elle sera complètement différente de ce qui a été fait jusqu'à présent."