Israël a lancé une série d'attaques contre l'AIEA jeudi, après que l'agence d'inspection nucléaire a laissé entendre qu'elle adopterait une ligne plus faible avec l'Iran concernant certaines enquêtes sur les violations nucléaires.
L'AIEA est sur le point de clore ou du moins de mettre en veilleuse son enquête sur le site nucléaire non déclaré de Marivan/Abadeh.
Et même si deux autres enquêtes resteront ouvertes sur d'autres sites nucléaires non déclarés, la clôture de l'enquête Marivan/Abadeh, combinée à une éventuelle mise en veilleuse de l'enquête sur l'enrichissement par l'Iran de molécules d'uranium jusqu'au niveau de 84 %, le plus proche jamais atteint du niveau d'armement qui est de 90 %, a déclenché la colère des responsables israéliens, qui y ont vu un message de faiblesse déplacé à l'égard de la République islamique.
L'Iran continue de mentir à l'AIEA et de tromper la communauté internationale", a déclaré le ministère des affaires étrangères.
Il ajouté "clore le dossier de cette manière porte gravement atteinte à la crédibilité professionnelle de l'AIEA".
Jusqu'à l'attaque de jeudi contre l'AIEA par le ministère des Affaires étrangères, Israël avait félicité le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, pour avoir demandé à Téhéran de rendre compte de ses violations nucléaires depuis son entrée en fonction en décembre 2019.
Par ailleurs, les Etats-Unis cherchent à faire taire l'opposition israélienne à un nouvel accord sur le nucléaire iranien en proposant en échange de négocier un accord de normalisation israélo-saoudien, a rapporté Israel Hayom jeudi.
Bien que le président américain Joe Biden ait qualifié l'accord nucléaire iranien de 2015, de "mort" à la fin de l’année 2022, des rapports récents suggèrent que son administration travaille toujours à la conclusion d'une sorte d'accord avec l’Iran.
Le coordinateur de la Maison Blanche pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, Brett McGurk, s'est rendu à Oman le 8 mai pour discuter avec des responsables de ce pays de la possibilité de tendre la main à l'Iran concernant son programme nucléaire, avait rapporté Axios.
Dans l'espoir d'éviter une réponse militaire israélienne à la capacité nucléaire croissante de l'Iran, la Maison-Blanche soutiendrait de tout son poids un accord entre l'Arabie saoudite et Israël.
D'anciens responsables politiques estiment que le bureau du Premier ministre pencherait en faveur de l'acceptation de l'offre de la Maison Blanche, a rapporté Israel Hayom.
Toutefois, un fonctionnaire du bureau de M. Netanyahou a déclaré qu'"Israël n'a pas changé de position...".