Israël a intercepté un missile lancé par les Houthis du Yémen lundi après-midi, qui avait déclenché les sirènes d’alerte à Tel Aviv et dans les zones environnantes, a annoncé l'armée.
Il était 15h23 quand les alertes ont retenti à Tel Aviv et dans tout le centre d'Israël hier. Lundi soir, la police a indiqué que des fragments du missile avaient touché le toit d'un immeuble résidentiel dans le quartier de Beit Hanina à Jérusalem et pénétré dans l'appartement du dessous.
Le Magen David Adom et la police ont tous deux déclaré qu'aucun rapport ne faisait état de blessés ou d'éclats tombés à la suite de l'interception.
Tsahal a ajouté que le missile lui-même n'avait pas pénétré en territoire israélien, mais que des alertes avaient été déclenchées en raison des craintes de chutes de débris dues à l'interception.
Selon les médias israéliens, les décollages et les atterrissages à l'aéroport Ben Gourion ont été temporairement suspendus, mais ont vite repris normalement.
Israël pourrait finalement répondre aux Houthis du Yémen dans les semaines à venir, à la suite de cette nouvelle attaque de missile balistique sur son territoire par le mandataire iranien.
Les attaques se sont intensifiées depuis début décembre.
Face à cette menace croissante, Tsahal prépare une possible nouvelle opération au Yémen, après le bombardement du port de Hodeida le 20 juillet dernier. Des sources militaires israéliennes soulignent une "fenêtre d'opportunité unique" liée à l'affaiblissement de l'axe iranien au Moyen-Orient. "Israël pourrait mener une frappe contre l'Iran, avec ou sans les États-Unis", indiquent ces sources.
Les responsables israéliens promettent une "réponse significative" : "Il n'y aura pas de retenue, ils recevront ce qu'ils méritent. Ils paieront un prix élevé".
Les États-Unis ont frappé dans la nuit un centre de commandement des Houthis à Sanaa, alors que les rebelles yéménites multiplient leurs attaques contre Israël. Les frappes américano-britanniques ont visé le quartier général du ministère de la Défense, selon la chaîne Al-Mayadeen, marquant une escalade significative dans la réponse aux provocations des Houthis.
En réponse, Hezam al-Asad, membre du Conseil politique suprême des Houthis, a menacé en hébreu sur X : "L'ennemi israélien paiera le prix de son agression brutale continue et du siège de notre peuple à Gaza".