Israël va-t-il enfin trouver une solution au conflit autour de la réforme judiciaire qui divise le pays depuis le mois de janvier dernier ?
Un premier développement positif a eu lieu : la commission de nomination des juges comprendrait désormais 11 membres au lieu des neuf actuels, dont six seraient issus des partis de la coalition : trois ministres et trois membres de la Knesset. Les cinq membres restants seraient deux membres de l'opposition et trois juges, dont l'un serait le président de la Cour suprême.
La nouvelle législation permettrait aussi à la coalition de nommer deux juges de la Haute Cour sans l'approbation de l'opposition, ont annoncé les partis.
Mais si la Haute Cour de justice rejette le projet de loi visant à modifier la composition du comité de sélection des juges, le ministre de la justice, Yariv Levin a prévenu qu'il n'a pas l'intention de respecter cette décision.
"Nous avons légiféré et mis en œuvre sans crainte le mandat que le public nous a donné... a déclaré M. Levin.
Ce qu'il faut maintenant, c'est un véritable courage politique de la part des deux parties. Benjamin Netanyahou et Yair Lapid devraient se rencontrer dès que possible, et ordonner aux équipes de négociation de s'asseoir et de faire une dernière tentative sincère pour trouver un équilibre dans la législation qui pourrait être la base d'un consensus national.
L'ancien ministre Yoaz Hendel l'a exprimé de manière succincte. “Aucune partie n'est perdante dans un compromis, mais nous serons tous perdants si nous continuons à galoper vers l'abîme".
Après des semaines de manifestations d’un côté et de sourde oreille de l’autre, on a désormais un petit espoir…