L'administration Biden a conseillé à Israël de retarder une invasion terrestre de Gaza, espérant gagner du temps pour les négociations sur les otages et permettre à davantage d'aide humanitaire d'atteindre les Palestiniens dans la bande de Gaza, selon plusieurs responsables américains, cités par le New York Times.
Des hauts responsables de la défense israélienne ont confirmé au quotidien que l'invasion terrestre est constamment retardée.
Selon le journal, les responsables américains souhaitent également disposer de plus de temps pour se préparer aux attaques contre les intérêts américains dans la région par des groupes soutenus par l'Iran, comme le Hezbollah, qui, selon eux, risquent de s'intensifier une fois qu'Israël aura déployé pleinement ses forces à Gaza.
La libération de deux Américaines par le Hamas vendredi a par ailleurs poussé l'administration Biden à suggérer plus urgemment aux Israéliens de laisser le temps de négocier la libération de 212 autres otages, souligne encore le New York Times.
Judith (Yehudit) Tai Raanan et Natalie Shoshana Raanan, détenues par le Hamas depuis le 7 octobre, ont été remises à la Croix-Rouge, et sont rentrées en Israël et ont retrouvé leur famille vendredi en fin de journée.
Le New York Times cite également un responsable au fait des négociations sur les otages, qui se déroulent principalement par l'intermédiaire du Qatar. Il a déclaré que, selon le Hamas, une invasion terrestre compliquerait grandement la libération des otages.
Dimanche le ministre de la défense israélien, Yoav Gallant a déclaré : "La prochaine offensive terrestre d'Israël dans la bande de Gaza pourrait durer trois mois, mais elle sera la toute dernière”.