L'Ukraine entre dans sa deuxième année de guerre contre les forces russes

L’Ukraine entre aujourd’hui dans sa deuxième année de guerre contre les forces russes.

On s’en rappelle, les troupes russes ont pénétré sur le territoire ukrainien au petit matin du 24 février 2022, lançant une "opération militaire spéciale" ayant pour objectif de faire tomber le pouvoir ukrainien en quelques jours.

En réalité, Moscou a, ce jour-là, lancé le pire conflit que l'Europe ait connu depuis la Deuxième Guerre mondiale.

Un an plus tard, des villes ukrainiennes ont été réduites en champs de ruines, environ 20% du pays est sous occupation russe, et les deux camps comptent chacun plus de 150.000 tués ou blessés, selon des estimations occidentales. On décompte par ailleurs 8 millions de réfugiés ukrainiens à travers le monde.

La Russie est aidée dans son effort de guerre par la Corée du Nord et par l'Iran, qui lui fournit depuis plusieurs mois des drones kamikazes qui ont fait de nombreuses victimes et des dégâts considérables sur des infrastructures. De son côté, l'Ukraine est soutenue massivement par les pays occidentaux qui fournissent sans discontinuer aide humanitaire, financière et militaire.

Le président Volodymyr Zelensky donnera une conférence de presse, tandis que des cérémonies locales sont prévues notamment à Boutcha, en banlieue de Kiev, théâtre d'un massacre de civils imputé aux troupes russes.

Vendredi, la Chine a appelé Moscou et Kiev à reprendre le dialogue direct aussi vite que possible en vue d'une solution pacifique. Dans un document intitulé "Position de la Chine sur le règlement politique de la crise ukrainienne", Pékin, qui cherche depuis quelques semaines à jouer un rôle de médiateur, rejette tout recours à l'arme nucléaire, alors que le président russe Vladimir Poutine a brandi cette menace.

"Il faut s'opposer à la menace ou au recours à l'arme nucléaire" et "les parties impliquées dans le conflit" doivent se conformer strictement au droit humanitaire international, soutient le ministère chinois des Affaires étrangères, au moment où Washington et l'Otan s'inquiètent de potentielles livraisons d'armes par la Chine à la Russie, ce que Pékin dément.