En février dernier, une organisation non gouvernementale turque présidée par l’un des plus grands financiers du Hamas a réussi à se faire inviter à l'Assemblée nationale pour un colloque, et côtoie régulièrement des parlementaires européens à Bruxelles, notamment des députés du PTB.
Le colloque a été organisé grâce à des élus Insoumis et communistes. C’est Le Point qui a sorti une enquête cette semaine là-dessus, avec les informations de NGO monitor.
L'homme par qui le scandale arrive s'appelle Hamid al-Ahmar. Le Département du trésor américain, le connaît très bien. Selon son service de contrôle des avoirs étrangers, c'est un « membre clé » de la gestion des investissements du Hamas. Il gère un trésor de guerre estimé à 500 millions de dollars. L'homme apparaît également comme président de la Ligue des parlementaires pour Al-Qods et la Palestine. Son allégeance au Hamas ne fait guère de doute. Au moins un des membres fondateurs du mouvement terroriste, Sayed Abu Musameh, siège à son Conseil d'administration.
Hamid al-Ahmar est un homme d’affaires quinquagénaire, citoyen yéménite installé en Turquie, à la tête de plusieurs sociétés basées au Yémen ou en Turquie , avec une antenne en Tchéquie, la compagnie Saba, Trade & Investment.
Malgré tout cela, il a été invité à organiser un colloque à l'Assemblée nationale française le 9 février 2024 relayée par une pétition publiée dans L'Humanité, le 27 février. Les portes de l'Assemblée nationale française lui avaient été ouvertes par le député honoraire Jean-Claude Lefort, figure du PCF décédé en juin dernier, ainsi que par l'Insoumis Thomas Portes.
En Belgique, la LP4Q entretient des relations avec le Parti des travailleurs de Belgique (PTB, d’extrême gauche) dont le dirigeant Marc Botenga n’a pas voulu répondre à NGO monitor.