L’Union européenne prépare un net durcissement de sa politique migratoire.
L’Union européenne prépare un net durcissement de sa politique migratoire.
Elle s'apprête à approuver un nouveau règlement relatif aux retours de migrants en situation irrégulière.
Les États membres pourraient bientôt être obligés d’émettre un ordre de quitter le territoire contre toute personne en situation irrégulière.
Le futur texte prévoit aussi des délais de départ volontaire beaucoup plus courts qu’auparavant.
Autre changement important : une interdiction automatique de retour dans l’Europe pourrait être imposée aux personnes expulsées, à celles qui ne quittent pas le territoire dans les délais ou à celles considérées comme une menace pour la sécurité.
L’Union européenne envisage aussi de créer des centres d’expulsion hors de ses frontières, notamment au Rwanda, en Ouganda ou encore en Ouzbékistan, pour y envoyer les migrants déboutés du droit d’asile.
Soutenue par plusieurs pays comme l’Allemagne, le Danemark ou l’Autriche, cette stratégie vise à accélérer les expulsions, alors qu’aujourd’hui seulement 20 % des décisions de renvoi sont réellement appliquées dans l’UE.
Le projet prévoit aussi un durcissement des règles de détention.
La gauche européenne et plusieurs ONG dénoncent un texte jugé trop répressif et attentatoire aux droits fondamentaux. À l’inverse, Bruxelles défend une réforme destinée, selon la Commission européenne, à mieux contrôler l’immigration et les expulsions dans l’Union.