La Belgique va passer le cap des 200 jours sans gouvernement.

Dans un pays de coalition gouvernementale, on pouvait penser que les négociations allaient être  faciles. Et pourtant, les discussions entre les cinq partis autour de la table – flamands et francophones – tentant de former une coalition majoritaire s'éternisent … On espère maintenant un accord et un gouvernement pour le début du mois de janvier, après ces 6 mois et quasi 200 jours sans gouvernement.

Les médias belges n'arrivent plus à compter le nombre de visites du formateur et chef de la NVA, Bart De Wever au palais royal. Celle de vendredi dernier était la 14ᵉ selon certains, la 16ᵉ disent d'autres pour celui qui a été nommé « formateur » en charge des discussions de coalition.

Autour de la table, les conservateurs du N-VA, les chrétiens démocrates et les socialistes côté flamand, les libéraux du MR et les centristes côté wallon.

Le roi a prolongé le mandat du formateur De Wever jusqu'au 7 janvier et a indiqué qu'il espérait une percée au début de l'année prochaine.

Vendredi dernier, une dispute a éclaté entre le président du MR, Georges-Louis Bouchez et le ministre sortant des Finances, Vincent Van Peteghem (CD&V), et, en raison de cette querelle, il n'y a pas eu de réunion dimanche. 

Theo Francken de la NV&A a assuré que les négociations étaient pourtant  très avancées dans de nombreux autres domaines. En matière d'asile et d'immigration, par exemple, 112 des 120 pierres d'achoppement ont été levées. Et sur la fiscalité aussi, "nous allons enfin y arriver", selon le nationaliste flamand.