La Turquie se dirige vers un second tour de l’élection présidentielle. Après dépouillement de 97% des bulletins, Recep Tayyip Erdogan arrive en tête, mais avec 49,4% des voix, il n’obtiendrait tout juste pas la majorité.
Son principal rival, Kemal Kiliçdaroglu obtient 44,9% des suffrages.
Les deux hommes semblent admettre l’idée d’un second tour.
Pourtant, hier soir, une certaine confusion a régné après le vote, quand les deux camps semblaient revendiquer une victoire, sur base de résultats encore très partiels. Il est ensuite apparu que Recep Tayyip Erdogan passait sous la barre des 50%, après dépouillement de quasi tous les bulletins. C’est quand même plus que les prévisions des sondages. Dans un discours devant ses supporters, le président sortant a affirmé qu’il était "clairement en tête" de la présidentielle, mais il s’est dit prêt à "respecter" un second tour si nécessaire."
Le candidat de l’opposition, Kemal Kiliçdaroglu, a promis lundi la victoire de son camp "au second tour" du scrutin, qui paraît désormais avéré.
De son côté, le candidat unique de six mouvements d’opposition, Kemal Kiliçdaroglu, veut croire en sa victoire en cas de second tour. "Si notre nation demande un second tour, nous l’acceptons volontiers. Et nous allons absolument gagner ce second tour. Tout le monde va y assister."
Le président Recep Tayyip "Erdogan n’a pas pu obtenir le résultat qu’il escomptait en dépit de toutes les insultes" proférées à l’encontre de son adversaire, a continué M. Kiliçdaroglu. "Le besoin de changement dans la société est supérieur (au chiffre de) 50% ; nous devons absolument gagner et installer la démocratie dans ce pays", a-t-il estimé sans évoquer les élections législatives qui se déroulaient simultanément