Le 14e séminaire Israël-Europe pour la lutte contre le racisme, la xénophobie et l’antisémitisme, qui réunit chaque année des fonctionnaires européens et israéliens, a débuté lundi au ministère des Affaires étrangères à Jérusalem.
Ce congrès intervient après un réchauffement des relations entre Israël et l’Union européenne depuis le voyage du ministre israélien des Affaires étrangères, Eli Cohen, à Bruxelles, le 2 mai dernier.
L’Union européenne a, en outre, récemment annoncé un don de 10 millions d’euros pour le projet »La vallée des communautés » à Yad Vashem, dont le but est de présenter la vie communautaire juive en Europe et en Afrique du Nord avant la Shoah.
Autour de la table se trouvaient des ambassadeurs européens et des représentants de la mission spéciale de l’Union européenne en Israël du côté européen et du côté israélien, le directeur adjoint du département de diplomatie publique, et ancien ambassadeur d’Israël en Belgique, Emmanuel Nahshon, la directrice du département de diaspora et des cultes, Shuli Davidovitch ainsi que l’envoyée spéciale du ministère des Affaires étrangères pour la lutte contre l’antisémitisme, Ruthy Cohen Dar. La coordinatrice de la lutte contre l’antisémitisme au Parlement européen, Katharina Von Schnurbein est présente à son congrès avec une partie de son équipe.
Les participants ont débattu des moyens de lutter contre l’antisémitisme, notamment par l’adoption par les Etats membres de l’Union européenne de la définition de l’IHRA de l’antisémitisme – qui associe antisémitisme et antisionisme et par la mise en oeuvre de projets de préservation de la mémoire de la Shoah.
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Eli Cohen, s’est félicité de cette rencontre productive: “il est indispensable également que chaque État membre adopte une stratégie à l’échelon national ». Rappelons que la Belgique qui a pourtant voté pour cette mesure n’a toujours pas présenté de plan national alors qu’elle présidera l’Union européenne à partir du mois de janvier 2024.