Le cabinet de sécurité d’Israël réuni en session extraordinaire mardi a lancé un avertissement voilé à l’Iran et au Hamas concernant des frappes imminentes de Tsahal.
"Nous utilisons des moyens, et nous en utiliserons encore plus, à la fois offensifs et défensifs, pour régler les comptes avec les assassins et ceux qui les envoient, de près ou de loin", a déclaré M. Netanyahou.
Pour Israël, cette vague de terreur est directement liée aux tensions militaires croissantes avec Téhéran, qui, selon lui, exploite le conflit israélo-palestinien - notamment en renforçant le Hamas et le Jihad islamique - pour ouvrir un nouveau front contre Israël et se venger de ses attaques aériennes contre des cibles basées en Syrie.
Dans les médias d'État iraniens ont rapporté mardi que la République islamique avait construit un drone artisanal perfectionné, baptisé Mohajer-10, doté d'un rayon d'action et d'une durée de vol accrus ainsi que d'une charge utile plus importante, avec la capacité d'attaquer Israël.
On note aussi que le ministre de la Défense Yoav Gallant recevait ce mardi le président de l'état-major interarmées des États-Unis, le général Mark Milley, qui, selon lui, "est l'un des amis les plus importants et les plus sincères de l'État d'Israël, ainsi qu'un partenaire dans notre mission commune visant à assurer la stabilité et la sécurité".
Le cabinet de sécurité s'est réuni alors que les habitants des implantations et un certain nombre d'hommes politiques de droite ont demandé une opération militaire élargie en judée samarie afin d'éradiquer la terreur.
Le chef du conseil régional de Samarie, Yossi Dagan, a déclaré : "Nous exigeons le lancement immédiat d'une opération militaire globale [...] dans toute la Judée et la Samarie et partout où cela est nécessaire. Il n'y a pas de magie dans la guerre contre le terrorisme. C'est ce qui a fonctionné la dernière fois et c'est aussi ce qui fonctionnera aujourd'hui”. Il faisait référence à l'opération "Bouclier défensif" en 2002. Il demande aussi la prise de mesures supplémentaires pour renforcer la sécurité sur les routes.
Lors du cabinet de sécurité, les échanges ont été musclés entre le ministre de la Défense, Yoav Gallant, et le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir qui a demandé entre autres le retour des assassinats ciblés des chefs terroristes palestiniens en judée samarie. Yoav Gallant a rejeté sa demande.