Après l’attentat commis lundi soir à Bruxelles, qui a coûté la vie à deux personnes, le débat a pris place en commission conjointe de l’Intérieur et de la Justice de la Chambre.
Depuis lundi, des questions se posent, notamment concernant la présence en Belgique du suspect, alors qu’il était sous le coup d’un ordre de quitter le territoire.
Le Premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD), la ministre de l’Intérieur, Annelies Verlinden (CD&V), le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne (Open Vld) et la secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration, Nicole De Moor (CD&V) ont répondu aux questions des députés.
Comme il l’a déjà fait, mardi après le Conseil National de Sécurité et ce mercredi matin, le Premier ministre a épinglé les problèmes d’échange d’information entre les pays européens. La Belgique ignorait tout du passé d’Abdessalem Lassoued dans d’autres pays tels que l’Italie ou la Suède.
L’intéressé n’était pas renseigné à l’OCAM, il n’avait pas de casier, a relevé le ministre de la Justice, relevant lui aussi le fait que les années de prison purgées en Suède et le passé criminel dans d’autres pays était inconnu des services belges.
"Si nous avions eu cette information, nous aurions eu une tout autre image de l’individu", a déclaré Vincent Van Quickenborne. "Il faut améliorer les échanges entre bases de données internationales", a souligné la ministre de l’Intérieur, Annelies Verlinden.
Les ministres ont, chacun de leur côté, exposé leur point de vue sur la question des ordres de quitter le territoire, dont un grand nombre n’est pas mis en application. "Il y a un problème de séjour illégal dans notre pays. Le chiffre varie de 100.000 à 200.000 personnes", a reconnu Nicole De Moor. "Il faut une politique de retour performante", a expliqué la secrétaire d’Etat tout en estimant que "la politique de retour est la partie la plus difficile de la politique de migration".