Le discours de Noël du Roi se concentre sur l'impact des guerres sur les enfants.

Après le traditionnel générique, sur fond de Brabançonne, on aperçoit le Roi tenant dans la main une lettre que lui ont remis des enfants qui lui ont dit toute leur tristesse et leur désarroi face aux terribles images leur parvenant de plusieurs pays dans le monde. 

À l'écran, des images défilent d'enfants en larmes, l'un tenant un doudou dans Gaza bombardée, mais aussi en Syrie, en Afrique, en Ukraine… "Cette image hante notre esprit. Cela pourrait être l'un d'entre nous", lance une jeune fille, interpellant le Roi, en tant que chef de l'État, mais aussi en tant que père. "Croyez-vous qu'il y a encore de l'espoir ?"

C'est en réponse à cette question que le roi, touché par cet appel, a entamé son discours de Noël. Il avait reçu les enfants de cette classe au palais de Laeken et leur avait promis de relayer leur message dans son message à la nation, à l'occasion des fêtes de fin d'année.

Il a néanmoins évité soigneusement les tensions politiques en particulier autour du conflit à Gaza.

Comme souvent avec lui, le roi Philippe apporte une note d'espoir, même légère, voire naïve.

Il a clôturé son discours par un léger coup de pression, très modéré, adressé au monde politique. "L'année à venir devrait enfin voir l'ensemble de nos gouvernements au travail. Nous comptons sur eux pour que notre pays, ses institutions, entreprises et citoyens puissent envisager l'avenir avec confiance."

Par ce propos, le chef de l'État s'adresse à Bart De Wever et aux présidents de parti qui négocient la formation du gouvernement fédéral, mais aussi aux élus englués dans l'interminable blocage des négociations pour former un gouvernement bruxellois.