Le Hamas actif en Belgique à travers diverses ONG.

Suite aux révélations selon lesquelles le Hamas serait actif en Belgique, le ministre de la Justice belge a cité en exemple plusieurs organisations caritatives.

Le ministre de la Justice, Paul Van Tigchelt a cité en exemple l'organisation caritative EUPAC, dont le but est de "développer le goût de la musique et du sport chez les jeunes", elle est décrite comme “un conseil de plusieurs membres de plusieurs pays européens qui organise des conférences et défend la cause palestinienne auprès des institutions locales, mais surtout européennes.”

Un des directeurs de cette ONG serait Majed Al-Zeer, soupçonné d'être le leader du Hamas en Europe. Un dossier du ministère allemand de l'Intérieur, dont avait eu connaissance le magazine Der Spiegel, désigne en effet Al-Zeer comme "le responsable du Hamas en Allemagne et dans toute l'Europe". 

Parmi les autres exemples, on peut citer Samidoun, qui a été désignée par Israël il y a quelques années pour avoir servi de mandataire au Front populaire de libération de la Palestine, et qui est désormais désignée comme une organisation terroriste dans plusieurs pays européens.

Le NGO Monitor, un institut de recherche israélien, rapporte que deux autres ONG présentes en Belgique, Al-Haq et Bisan, créées comme associations en 2022, sont répertoriées comme "terroristes" par Israël. 

Le député fédéral belge NVA Michael Freilich a manifesté sa profonde inquiétude face à ces révélations, "Cela doit être un signal d'alarme pour la Belgique", a déclaré le député. 

"Il n'y a qu'un pas entre la collecte de fonds pour le Hamas et la promotion d'attaques terroristes. Il y a eu une tentative similaire au Danemark, qui a été déjouée." a-t-il déclaré

Selon la loi belge, la dissolution de ces groupes n'est pas simple. "La procédure judiciaire peut prendre des mois, voire des années, dans notre pays.” s’insurge-t-il encore. “Dire 'laissons la procédure judiciaire se dérouler et voyons si ces personnes sont condamnées par le tribunal, et alors seulement nous pourrons agir', c'est quelque chose que je n'ai jamais entendu auparavant, et c'est une honte", a déclaré le député belge. 

Selon Michael Freilich, il existe suffisamment de recours légaux pouvant être pris en compte : "Ils peuvent saisir eux-mêmes les tribunaux", suggère-t-il. "Ils peuvent aussi changer la loi puisqu'ils sont le gouvernement”.