Le Liban et le Hezbollah auraient accepté une proposition américaine de cessez-le-feu.

Malgré tout cela, le Liban et le Hezbollah assurent avoir accepté une proposition américaine de cessez-le-feu avec Israël, avec quelques commentaires sur le contenu selon Reuters.

Ali Hassan Khalil, collaborateur du président du Parlement Nabih Berri, a déclaré que le Liban avait remis sa réponse écrite à l'ambassadeur américain au Liban lundi. « Tous les commentaires que nous avons présentés affirment l'adhésion précise à la résolution 1701 (de l'ONU) et à toutes ses dispositions”.

Cette résolution du Conseil de sécurité des Nations unies exige du Hezbollah qu'il n'ait aucune présence armée dans la zone située entre la frontière israélo-libanaise et le fleuve Litani, qui coule à quelque 30 kilomètres au nord de la frontière, clauses que le groupe terroriste a violées dès le départ.

L'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah inclurait la création d'un comité international de surveillance et le déploiement de quelque 8 000 soldats de l'armée libanaise le long de la frontière avec Israël. 

Le journal saoudien "Asharq Al-Awsat", publié à Londres en arabe, rapporte que l'Iran a conseillé au Hezbollah de donner une chance aux négociations pour un cessez-le-feu "compte tenu de la situation difficile au Liban, qui nécessite de mettre fin aux frappes israéliennes".

Il n'y a pas de commentaire immédiat de la part d'Israël.

L'envoyé spécial de la Maison Blanche, Amos Hochstein, est arrivé à Beyrouth pour poursuivre les pourparlers. 

L'émissaire américain doit rencontrer le Premier ministre libanais Najib Mikati et le président du Parlement Nabih Berri.

Selon les estimations américaines, les chances de parvenir à un accord dépassent désormais les 50%.

Les modalités de l'accord prévoient une période de mise en œuvre de 60 jours de cessez-le-feu. Le test majeur sera le retrait du Hezbollah jusqu'au fleuve Litani et le déploiement de l'armée libanaise vers le sud. Tsahal maintiendra sa présence dans le sud du Liban durant cette période, mais avec un dispositif modifié.

Concernant la supervision de l'accord, Beyrouth souhaite un comité restreint incluant uniquement les États-Unis, la France, le Liban, Israël et l'ONU, excluant ainsi la participation britannique ou arabe initialement envisagée.

Amos Hochstein devrait se rendre en Israël demain.