Le MR a annoncé lundi en fin de journée qu’il prendra, “dans les prochaines heures, des initiatives - sans le parti socialiste - pour élargir le soutien parlementaire”, face à la crise politique persistante en Région bruxelloise.
Après l’annonce, en début de matinée, du refus de Frédéric De Gucht (Open Vld) de poursuivre les discussions à sept partis, le président du MR, Georges-Louis Bouchez, avait demandé vendredi à chaque parti de se prononcer sur une proposition visant à adjoindre un commissaire N-VA au potentiel gouvernement.
“Ce vendredi 28 mars, le Mouvement Réformateur avait soumis une proposition de compromis aux partenaires impliqués dans la formation d’un gouvernement bruxellois, visant à ce que la N-VA obtienne un poste de commissaire de gouvernement. Cette proposition visait à la fois à rencontrer la volonté du PS d’éviter que la N-VA puisse bloquer le fonctionnement du gouvernement tout en respectant le souhait du VLD de composer un gouvernement qui respecte l’accord flamand initial tel que présenté par Elke van den Brandt. Cette proposition a été acceptée par 5 des 6 partis autour de la table. Seul le PS a refusé”, a communiqué lundi le Mouvement Réformateur, à l’agence Belga.
Groen est prêt à participer à une solution qui sortirait la Région bruxelloise de l’impasse politique.
Mais les Verts flamands se montrent sceptiques sur la piste d’un gouvernement minoritaire, sans le PS, avancée par le MR.
“Groen sera toujours du côté des solutions mais il reste une grande question: est-ce que ça donnera la stabilité nécessaire?” a demandé la cheffe de file des écologistes flamands, Elke Van den Brandt, interrogée sur le plateau de LN24.
Selon la ministre en affaires courantes, un gouvernement stable implique d’associer les familles libérales, socialistes et centristes ainsi que Groen. Ecolo a fait savoir à plusieurs reprises qu’au vu de ses résultats électoraux, il n’entrerait pas dans un gouvernement.