Le président français Emmanuel Macron a annoncé qu'il co-présidera avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane une conférence internationale en juin 2025, visant à établir un État palestinien.
"Nous avons décidé de co-présider une conférence pour les deux États en juin prochain", a déclaré le président français, faisant référence à Israël et à un futur État palestinien. Cette annonce intervient alors que le président français est en visite d’Etat depuis lundi en Arabie Saoudite, et s'inscrit dans une stratégie diplomatique plus large.
Emmanuel Macron précise que "dans les mois à venir, nous multiplierons et combinerons nos initiatives diplomatiques pour amener chacun sur cette voie."
Interrogé sur une éventuelle reconnaissance d'un État palestinien par la France, Emmanuel Macron a adopté une approche prudente, indiquant que celle-ci interviendrait "au bon moment" et lorsqu'elle "déclenchera des mouvements réciproques de reconnaissance."
Le président français a souligné l'importance d'impliquer d'autres partenaires, européens et non-européens, qui "sont prêts à avancer dans cette direction mais attendent la France." L'initiative vise également à "déclencher un mouvement de reconnaissance en faveur d'Israël", selon Macron, qui estime que cela pourrait "apporter des réponses en termes de sécurité pour Israël et convaincre que la solution à deux États est une solution pertinente pour Israël."
Par ailleurs l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté mardi soir une résolution concernant la création d'une "conférence de paix" sur la question du conflit israélo-palestinien qui œuvrera à promouvoir l'établissement d'un État palestinien.
157 pays ont soutenu cette décision, sept se sont abstenus et huit seulement s'y sont opposés - dont Israël, les États-Unis, la Hongrie et l'Argentine.
L'assemblée a appelé tous les États membres de l'ONU à continuer d'envoyer une aide économique à l'Autorité palestinienne. En outre, il a été demandé à Israël de mettre fin à sa présence en Judée-Samarie le plus rapidement possible. Dans le cadre de la demande d'Israël, Jérusalem a été priée d'évacuer tous les citoyens israéliens "du territoire palestinien occupé".