Le Qatar et la France ont négocié un accord visant à fournir des médicaments aux otages. Ce matin, le Qatar annonce que les cargaisons sont bien arrivées dans la bande de Gaza.
"Au cours des dernières heures, des médicaments et de l'aide sont entrés dans la bande de Gaza, en application de l'accord annoncé hier au profit des civils de la bande, y compris des otages. Le Qatar, aux côtés de ses partenaires régionaux et internationaux, poursuit ses efforts de médiation aux niveaux politique et humanitaire", a déclaré dans un tweet le ministre des Affaires étrangères qatari.
En Israël on reste pourtant circonspect face à ces annonces du Qatar, qui on le rappelle est l’un des financiers principaux du Hamas. Même s’il s'agit d’une lueur d’espoir réelle, car ce serait la première livraison de médicaments aux otages depuis le 7 octobre.
Le porte-parole du ministère qatari des affaires étrangères, Majed Al Ansari, a déclaré à Sky News que "nous n'avons pas cessé de négocier et de servir de médiateur entre les deux parties, même dans les moments les plus sombres.
"Nous avons maintenu la voie de la médiation. Nous avons maintenu le contact avec les deux parties, en échangeant des idées et en espérant que nous pourrons arriver au point où nous pourrons faire avancer un nouvel accord", a-t-il déclaré.
Frédéric Journès, ambassadeur de France en Israël, était hier soir l'invité d'i24NEWS pour expliquer de quelle manière la France s'est trouvée impliquée dans cette aide humanitaire pour les otages.
"La France, qui entretient de bonnes relations avec le Qatar, a été approchée sur cette question par le Forum des familles d'otages dès le 13 octobre. Nous avons fait parvenir au Qatar les médicaments en question, en chargeant l'émirat de les faire parvenir à bon port.", a expliqué le diplomate, disant que la Croix-Rouge serait chargée de les distribuer. "Nous croisons les doigts pour que tout se passe comme prévu", a-t-il dit.
“La France formule l'espoir que cet envoi permette une reprise de contact avec le Hamas et l'ouverture de nouvelles négociations pour la libération des otages”, a indiqué Frédéric Journès, rappelant que trois Français étaient encore détenus à Gaza. "Lors de son discours marquant les 100 jours de détention des otages, Emmanuel Macron a appelé ces otages par leurs prénoms, signifiant par là qu'ils ne sont plus des anonymes.", a déclaré l'ambassadeur.
Il a aussi rappelé qu'avec 40 de ses citoyens tués le 7 octobre, la France était le pays étranger qui comptait le plus de victimes. "Il s'agit de l'attaque terroriste ayant tué le plus de Français depuis l'attentat de Nice", a encore dit Frédéric Journès, ambassadeur de France en Israël.