Les ministres français des Affaires étrangères et de la Défense se sont rendus ce lundi au Liban, dans un contexte de trêve entre Israël et le Hezbollah, en vigueur depuis le 27 novembre 2024.
Jean-Noël Barrot et Sébastien Lecornu ont rencontré le commandant en chef de l'armée libanaise, le général Joseph Aoun. Les deux ministres doivent se rendre vendredi auprès des Casques bleus de l'ONU stationnés près de la frontière israélienne.
Selon un communiqué de l'armée libanaise diffusé sur les réseaux sociaux, les discussions ont porté sur "les moyens de renforcer les relations de coopération entre les armées des deux pays et de poursuivre le soutien à l'armée dans les circonstances actuelles".
Le général Aoun, pressenti comme candidat potentiel à la présidence libanaise, est chargé du déploiement des troupes dans le sud du pays depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah.
Pour l’instant, l’armée israélienne ne s’est retirée que d’un seul secteur, Khiam, où l’armée libanaise s’est déployée. Le Liban affirme qu’il est entravé par l’armée israélienne et Tsahal affirme de son côté qu’il continue à détruire des infrastructures militaires du Hezbollah.
Aujourd’hui les deux ministres français vont aussi s’entretenir avec le général Edgar Lawandos, commandant du secteur sud du Litani et qui représente le Liban au sein du comité de surveillance du cessez-le-feu. Ce comité, qui rassemble le Liban, Israël, les États-Unis, la France et la force de l’ONU au Liban (Finul), est chargé de surveiller l’application du cessez-le-feu et toutes les potentielles violations.
Le Hezbollah menace Israël ce matin : "Si l'armée israélienne ne se retire pas du pays dans les 60 jours suivant l'accord de cessez-le-feu, nous agirons en conséquence"
En attendant c’est un calme relatif à la frontière nord on était à plus de 200 roquettes par jour avant le cessez le feu. Le chef d'état-major de Tsahal Herzi Halevi qui était en déplacement au sud du Liban a même déclaré que "Le Hezbollah avait été militairement vaincu". Il a jugé que les 70 000 habitants du nord réfugiés depuis un an vont enfin pouvoir rentrer chez eux. C’était un des objectifs de la guerre pour Israël.