Les négociations pour la normalisation des relations entre l'Arabie saoudite et Israël pourrait ouvrir la voie à un accord de libération des otages

Une avancée dans les négociations de normalisation entre Israël et l'Arabie saoudite pourrait également ouvrir la voie à un accord sur la libération des otages selon des révélations du journal Haaretz, démenties depuis  par les deux parties. 

Au cœur de cette avancée se trouve un compromis subtil sur la question palestinienne. L'Arabie saoudite, qui exigeait initialement une reconnaissance explicite d'un État palestinien par Israël, accepterait désormais un engagement plus vague concernant "une voie vers la création d'un État palestinien". Cette formulation permettrait à Riyad de maintenir son soutien à la cause palestinienne tout en offrant à Benjamin Netanyahou une marge de manœuvre politique auprès de sa base.

Les négociations sont menées dans la plus grande discrétion par le ministre des Affaires stratégiques, Ron Dermer, et bénéficient de la médiation américaine. Fait notable, Israël coordonne ces discussions à la fois avec l'administration Biden et avec le président élu Donald Trump, ce dernier étant susceptible d'offrir à l'Arabie saoudite un pacte de défense américain et l'accès à des systèmes d'armement sophistiqués. 

L'accord envisagé se déploierait en deux phases. La seconde phase verrait la signature de l'accord de normalisation avec l'Arabie saoudite.

La reconstruction de Gaza constitue un élément clé de l'accord. 

Riyad, aux côtés d'une coalition incluant l'Autorité palestinienne, dirigerait les efforts de reconstruction tout en garantissant la sécurité d'Israël le long de sa frontière sud. Cette implication saoudienne répond à la fois au désir du royaume d'aider la population de Gaza et à l'intérêt d'Israël de voir des États arabes modérés participer à la reconstruction de Gaza.

Cette percée diplomatique, si elle aboutit, pourrait marquer un tournant historique dans les relations israélo-arabes, tout en offrant une issue au conflit actuel à Gaza. Néanmoins,les différends dans la coalition gouvernementale israélienne et la complexité des enjeux régionaux actuels rendent l'issue de ces négociations encore incertaine.