Les négociations pour libérer les otages progressent de manière significative, selon Al-Arabiya.

Les négociations pour un cessez-le-feu à Gaza progressent de manière significative, selon des sources citées lundi par la chaîne d'informations saoudienne, Al-Arabiya. 

Un point crucial des discussions concerne la demande d'Israël d'obtenir des informations Hadar Goldin, soldat tué à Gaza lors de l'opération Bordure protectrice en 2014 et dont la dépouille est depuis retenue par les terroristes du Hamas.

L'accord en discussion prévoit un cessez-le-feu de 42 jours, avec un engagement mutuel de cessation complète des hostilités. Le plan comprend un retrait progressif des forces israéliennes vers l'est, incluant l'évacuation de l'axe Netzarim, permettant ainsi le retour des habitants de Gaza dans leurs foyers.

Les modalités prévoient une suspension des opérations aériennes pendant 10 heures par jour, étendue à 12 heures les jours de libération d'otages. Après une première semaine durant laquelle sept otages seront libérés, les forces israéliennes se retireront à l'est de l'axe Salah al-Din, avec le démantèlement complet des positions militaires établies à l'ouest de cet axe. Cette zone permettra la libre circulation des Gazaouis et l'acheminement de l'aide humanitaire.

Déjà samedi une source du Hamas citée par le média saoudien Asharq disait qu’un accord sur les otages serait proche. 

Selon la source, le Hamas a fait preuve d'une "flexibilité significative" durant les pourparlers, Il aurait notamment accepté de soumettre une liste des prisonniers vivants dans la première phase et d'y ajouter 11 prisonniers à la demande d'Israël lors du dernier cycle de discussions. 

Des concessions conditionnées à des garanties permettant le retour des résidents déplacés via un point de contrôle électronique, à un cessez-le-feu permanent et à un retrait israélien complet de la bande de Gaza. 

Le responsable palestinien des prisonniers, Qadura Fares, a révélé dimanche les contours d'un possible accord. 

Selon lui, la première phase de l'accord prévoirait la libération de 25 otages israéliens en échange de plus de 3000 prisonniers palestiniens, dont "48 détenus libérés lors de l'accord Shalit et réincarcérés depuis, environ 200 condamnés à perpétuité, ainsi que près de 1000 autres prisonniers, incluant tous les enfants, les femmes et les malades". Dans un entretien à l'agence palestinienne Maan, Fares précise que ce nombre élevé s'explique par l'insistance d'Israël à inclure dans la liste "des otages supplémentaires, dont des soldats blessés". Les prisonniers palestiniens condamnés à perpétuité seraient exilés vers "le Qatar, l'Égypte ou la Turquie", tandis que les autres "rentreraient chez eux, que ce soit en Israël, à Gaza ou en judée samarie".

Selon des informations au Liban ce matin, dans la première phase de l'accord, 33 otages seront libérés vivants. L’Égypte et le Qatar ont promis que le Hamas ne dirigerait plus Gaza et qu’il y aurait un mécanisme différent pour gérer la bande palestinienne dans la prochaine période.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'est entretenu dimanche avec le président américain Joe Biden à propos des otages. 

Un coup de téléphone dans lequel il lui a parlé de l'avancement des négociations en vue de la libération des otages et l'a informé du mandat qu'il a donné à l'équipe de négociation à Doha qui comprend le chef du Mossad, David Barnéa, le chef du Shin Bet, Ronen Bar, le général en chef chargé des otages Nitzan Alon ainsi que son conseiller spécial Ophir Falk.

Un peu plus tôt, Jake Sullivan, conseiller américain à la sécurité nationale, a fait preuve d'un optimisme mesuré, évoquant une situation "très proche d'un accord" tout en soulignant les obstacles qui persistent.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a remercié le président Joe Biden et le président élu Donald Trump d'avoir coopéré à cette mission sacrée.