Ursula von der Leyen et Giorgia Meloni ont appelé dimanche à Lampedusa les partenaires européens de l'Italie à l'aider à gérer les flux migratoires en provenance d'Afrique du Nord et à accueillir une partie des migrants ayant franchi la Méditerranée.
"C'est l'avenir que l'Europe veut se donner qui se joue ici car l'avenir de l'Europe dépend de sa capacité à affronter les grands défis", parmi lesquels l'immigration, a déclaré la cheffe du gouvernement italien devant la presse à Lampedusa où des dizaines de milliers de migrants arrivent chaque été.
Giorgia Meloni reproche à ses partenaires européens de manque de solidarité envers l'Italie, qui a accueilli sur son territoire près de 130.000 migrants depuis le début de l'année.
La présidente de la Commission européenne lui a fait écho, estimant que "l'immigration irrégulière est un défi européen qui a besoin d'une réponse européenne" et appelant "les Etats membres à accueillir" sur une base volontaire des migrants débarqués en Italie.
La Belgique ne peut actuellement répondre positivement à la demande de relocalisations non obligatoires des migrants arrivés à Lampedusa
C’est ce qu’a affirmé dimanche la secrétaire d’État à la Migration et l’Asile, Nicole de Moor, après l’appel à la solidarité des États européens lancé dimanche sur l’île italienne.
"Nous connaissons une pénurie de places d’accueil et mettons tout en œuvre pour en disposer pour ceux qui se signalent en Belgique. Actuellement, nous ne pouvons pas, en tant que pays, donner une réponse positive à des relocalisations ad hoc", a indiqué le cabinet de la mandataire CD&V, interrogé par Belga.
Nicole de Moor rappelle toutefois que la Belgique plaide depuis longtemps pour une répartition équitable des migrants et ne peut s’engager que pour les accords permanents de relocalisation. "Pour ceux-là, nous remplissons notre part, conformément aux accords".