Alors que des étudiants de Columbia continuent d’occuper les locaux de l’université, des agents de police du NYPD ont délogé hier soir des manifestants pro-palestiniens qui s'étaient emparés du Hamilton Hall depuis 24h
La police de New York est intervenue hier à 21h30 heure locale, 3h30 du matin à Bruxelles, pour y déloger des étudiants et militants propalestiniens barricadés depuis la nuit précédente dans un bâtiment. Des centaines de personnes, certains portant le keffieh, ont été interpellées et placées dans des bus de la police. A l’extérieur du campus, la foule criait « Palestine libre ! ».
Ce matin, dans une lettre signée par la présidente de l’université en personne Minouche Shafik, les autorités de Columbia ont demandé à la police "d'aider à nettoyer" les sites de protestation sur le campus et "de maintenir une présence sur le campus jusqu'au 17 mai 2024 au moins pour maintenir l'ordre et s'assurer que les campements ne sont pas rétablis".
John Kirby porte-parole de la Maison Blanche a déclaré que la mobilisation de la garde nationale, une prérogative présidentielle aux Etats-Unis, n'était pour le moment pas envisagée, mais du côté des autorités de l’université de Columbia, on parle de sanctionner les étudiants qui ont déclaré qu’il ne serait délogés que “par la force”.
Les étudiants en question sont entrés dans les bâtiments, ont bloqué les portes et se sont donné la main pour former une barricade à l'extérieur. Ces étudiants et militants pro-palestiniens exigent que Columbia, université privée, coupe les ponts avec des mécènes ou entreprises liés à Israël.
La présidente de Columbia Minouche Shafik avait exhorté les quelques 200 occupants du campement à partir dans un ultimatum lundi, à la suite de l'échec de cinq jours de négociations pour une solution à l'amiable. Le vice-président chargé de la communication de Columbia, Ben Chang a quant à lui déclaré “Nous avons commencé à suspendre (administrativement) des étudiants, dans le cadre de cette nouvelle étape pour assurer la sécurité de notre campus".
Des manifestations ont également été rapportées dans les universités de Colombie-Britannique, mais également celle de McGill à Montréal ou encore celle d’Ottawa.