Menaces contre les athlètes israéliens : les JO 2024 s’ouvrent sous haute tensions

En France, les JO 2024 s’ouvrent sous haute tensions : une enquête a été ouverte après des mails menaçants envoyés à 3 athlètes israéliens

L’enquête, ouverte après un signalement du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, est menée par le pôle national de lutte contre la haine en ligne (PNLH), a précisé le parquet.

Selon une source proche de l’enquête, aucun lien n’est établi avec l’Iran ou un autre pays étranger à ce stade.

Aucun lien non plus n’est fait pour l’instant avec les données personnelles sensibles d’athlètes israéliens divulguées illégalement vendredi sur des réseaux sociaux. Dans cette affaire, l’Office anti-cybercriminalité (OFAC) français a engagé des actions pour obtenir leur retrait des supports concernés.

Pour rappel, les 89 membres de la délégation israélienne présents aux Jeux de Paris bénéficient d’une protection permanente, tant à l’intérieur du village olympique qu’à chaque sortie pour des épreuves. 

Des incidents à caractère antisémite ont marqué le match de football Israël-Paraguay lors du tournoi olympique au Parc des Princes samedi. 

Une enquête pour provocation à la haine raciale aggravée a été ouverte suite à des gestes antisémites observés pendant la rencontre. Le parquet rapporte qu'un groupe d'environ dix personnes "vêtues de noir, masquées et porteuses de drapeaux palestiniens ont déployé une banderole portant la mention 'Genocide Olympics'".

Nos confrères du journal français Le Parisien révèle qu'un adolescent de 15 ans a été interpellé à Grenoble pour des menaces en ligne contre le président israélien Isaac Herzog

Le 21 juillet, l'adolescent avait écrit sur X : "Un attentat par pitié", en réaction à la venue du président israélien pour les JO. Ce message a été signalé à la plateforme Pharos le 22 juillet. Les enquêteurs ont rapidement identifié l'auteur, un adolescent d'Ivry-sur-Seine, en banlieue parisienne, et l'ont interpellé à Grenoble où il était en vacances. L'adolescent, inconnu de la justice, a reconnu les faits. Il "fera l'objet d'un stage de citoyenneté".