Pas d’avancée sur les otages. Le chef du Hamas, Ismail Haniyeh, a déclaré que son groupe terroriste en guerre contre Israël s'en tenait à ses conditions pour un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, y compris un retrait militaire israélien complet de la bande de Gaza.
"Nous sommes attachés à nos exigences : un cessez-le-feu permanent, un retrait global et complet de l'ennemi de la bande de Gaza, le retour de toutes les personnes déplacées dans leurs foyers, l'autorisation de toute l'aide humanitaire nécessaire à notre peuple à Gaza, la reconstruction de la bande, la levée du blocus et la conclusion d'un accord honorable sur l'échange de prisonniers", a déclaré M. Haniyeh dans un discours télévisé prononcé à l'occasion de la journée d'Al-Qods (Jérusalem).
Mahmoud Mardawi, haut responsable du Hamas, a évoqué les négociations. Selon lui, "la nouvelle proposition israélienne est une copie exacte de la proposition précédente. Nous attendons toujours une réponse positive concernant le retour inconditionnel de toutes les personnes déplacées et la garantie d'une aide et d'une restauration de la bande de Gaza avec un cessez-le-feu et le retrait de Tsahal, alors seulement il y aura un accord d'otages".
La Maison Blanche a affirmé mercredi que les négociations sur les otages se poursuivaient malgré la lenteur du processus.
Le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Herzi Halevi, a déclaré mercredi soir que la conclusion d'un accord sur les otages ne serait possible que par la pression militaire exercée sur le groupe terroriste.
“Un autre bataillon démantelé, un autre commandant tué, une autre infrastructure détruite, c'est ainsi que nous ferons pression pour que les otages soient finalement libérés", a-t-il ajouté. La déclaration de Herzi Halevi intervient alors que de nombreuses voix, notamment parmi les familles des otages, dénoncent cette stratégie choisie par le gouvernement considérée comme trop "dure" et inefficace pour conduire à la libération des otages.
Le Premier ministre qatari, Mohammed bin Abdulrahman Al Thani, a déclaré que le principal point de désaccord dans les négociations concernait le retour des personnes déplacées dans les différentes parties du territoire palestinien, lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez.
Et justement, hier, le Premier ministre qatari s'en est pris au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.
Il l’a qualifié de "politicien aventureux qui ne se préoccupe que de ses intérêts personnels". M. Al-Thani s'est exprimé au sujet d'une éventuelle opération israélienne à Rafah.
La chaîne israélienne 12 suppose que cette critique est une réponse à plusieurs problèmes : La législation soutenue par Netanyahou et adoptée par la Knesset qui vise à fermer les bureaux d'Al Jazeera en Israël ; les affirmations répétées de Netanyahou selon lesquelles le Qatar ne fait pas suffisamment pression sur le Hamas dans les négociations sur les otages ; et les récentes louanges israéliennes sur le rôle de l'Égypte en tant qu'intermédiaire dans les négociations, qui ont été perçues comme un désaveu du Qatar - l'autre principal intermédiaire.