La présence d'un nom dans le répertoire d'Epstein, qui avait monétisé son entregent et son carnet d'adresses, n'est pas pour autant synonyme de comportement délictueux. Mais la légèreté de certains échanges grivois choque. La nature pécuniaire d'autres relations interroge, aussi, notamment sur la probité d'ex-ministres européens.
Un juge américain doit par ailleurs examiner ce mercredi la requête de victimes de Jeffrey Epstein, qui veulent fermer l'accès au site gouvernemental sur lesquels des photos explicites et des informations personnelles ont été divulguées. Les avocats demandent en outre la nomination d'un contrôleur indépendant pour superviser le processus de publication.
Le nom du Prince Laurent de Belgique apparaît de manière superficielle dans le dossier Epstein.
Le frère du roi Philippe reconnaît toutefois avoir rencontré "Epstein seul à seul à deux reprises, à sa demande, une fois au début des années 90 et une seconde fois au début des années 2000".
Bill et Hillary Clinton cités aussi dans ce dossier ont annoncé qu'ils témoigneront finalement devant une commission d'enquête parlementaire.
La Norvège est le pays où la tourmente médiatique est la plus forte. Alors que débute le procès pour trente-huit chefs d'accusation, dont quatre viols, du fils de la princesse héritière de Norvège Mette-Marit. Et des SMS démontrent que cette dernière a entretenu des liens étroits avec Epstein, en connaissance de cause.
L’Affaire Epstein touche aussi des personnalités israéliennes, parmi lesquelles l’ancien Premier ministre Ehud Barak.
L’ancien chef du gouvernement israélien a toujours affirmé que leur relation était purement professionnelle mais les documents révélés par les Bureaux de la Justice américaine révèlent une plus grande proximité entre les deux hommes. Notamment à travers des vacances partagées entre la famille Barak et le milliardaire juif, ainsi qu'une aide précieuse apportée par Epstein aux proches de l’ancien PM. Exemple en 2010, Epstein aide Nimrod Friel, fils de l’épouse d’Ehud Barak à intégrer les rangs de l’Université de New York. Selon les documents révélés, Ehoud Barak était semble-t-il au courant des agissements de son ami puisque Jeffrey Epstein a été reconnu coupable de graves infractions à caractère sexuelle en 2008, mais malgré cela leur relation a perduré.