Saleh al-Arouri, le numéro 2 du Hamas, a été tué par un drone présumé israélien à Beyrouth, dans le quartier du Hezbollah

Salah al-Arouri, le numéro 2 du Hamas, a été tué hier soir par un drone israélien à Beyrouth alors qu’il devait rencontrer Hassan Nasrallah aujourd’hui. 

Le Hamas a confirmé sa mort ainsi que celle de deux autres responsables dans l'explosion de Beyrouth, Samir Findi Abu Amer et Azzam Al-Aqraa Abu Ammar. Les médias libanais évoquent six morts au total, parmi lesquels potentiellement l’un des commandants militaires du Jihad islamique, Akram al-Ajouri.

Peu après l’annonce de l’élimination, Le chef du bureau politique du Hamas, Ismail Haniyeh, a affirmé : " De la même manière que les précédents assassinats n'ont pas affecté la marche de la révolution, l'assassinat d'Al-Aruri ne l'affectera pas non plus. "Un mouvement dont les dirigeants et les fondateurs tombent en martyrs pour la dignité de notre peuple et de notre nation ne sera jamais vaincu"." Fin de citation. 

Selon le New York Times qui cite un haut responsable américain, "il est probable qu'il s'agisse de la première d'une série d'attaques de ce type, contre les responsables du Hamas, en réponse au 7 octobre". Car même si les responsables israéliens n’ont fait aucun commentaire sur la frappe qui a tué al-Arouri, des responsables américains et libanais ont rapidement attribué l'attaque à Israël qui avait promis de frapper les responsables du Hamas "où qu'ils se trouvent". "Nous irons les chercher partout : à Gaza, en judée samarie, au Liban, en Turquie, au Qatar, partout. Cela prendra quelques années, mais nous le ferons", avait assuré Ronen Bar, le directeur du  renseignement intérieur israélien début décembre. 

L’ONU a averti mardi soir que l'assassinat de hauts responsables du Hamas au Liban est un événement "très inquiétant" et a souligné les "dangers d'expansion du conflit dans la région".