Un compromis autour de la réforme judiciaire serait de nouveau sur la table selon les médias israéliens

Un compromis autour de la réforme judiciaire négocié sous les auspices du président Herzog serait de nouveau sur la table, selon les médias israéliens.

 Le Likoud a aussitôt démenti l'information, mais plusieurs indices laissent penser qu'un accord se dessine, et que les grandes lignes du projet de réforme judiciaire tant décrié en Israël seront abandonnées. 

La loi sur l'annulation de la clause de raisonnabilité des lois serait modifiée rétroactivement. 

L'autre point mis en avant concerne la composition de la commission de nomination des juges, qui ne serait finalement pas modifiée. 

Le seul changement qui pourrait être adopté serait la nécessité de sept voix sur neuf pour que la nomination d'un juge soit validée (contre cinq sur neuf actuellement) ce qui, dans les faits, pourrait donner un droit de veto à la majorité. Enfin, le processus législatif autour de la réforme serait gelé pendant un an et demi.  

Les différents partis d'opposition, à commencer par celui de Yair Lapid, ont fait savoir qu'ils rejettent cet accord. Le seul à garder le silence a été Benny Gantz, qui a indiqué qu'il réfléchissait à la proposition.

De nombreuses sources affirment que Benjamin Netanyahou fait pression pour que ce compromis voit le jour, à quelques jours de son voyage aux Etats-Unis pour l'Assemblée générale des Nations unies, où il espère rencontrer Joe Biden. 

Le premier ministre israélien a également en vue l'éventuel accord de normalisation avec l'Arabie saoudite, sous les auspices du président américain.