04 novembre 2025
Des centaines d'employés de l'UNRWA ont entretenu des liens avec le Hamas, le Jihad islamique et le FPLP, selon une enquête menée par l'ONG UN Watch.
L'enquête présente des preuves, des témoignages filmés et des documents accumulés qui exposent l'implication de nombreux employés de l'UNRWA dans le terrorisme, l'incitation à la violence. Au total, 490 cas vérifiés d'employés de l'agence ayant glorifié des massacres, incité à la violence ou opéré au sein de ces organisations sont documentés.
Parmi les employés concernés figurent des personnalités très haut placées à l'UNRWA. Pierre Krähenbühl, ancien commissaire général, a été filmé lors d'une série de réunions de travail avec Souheil al-Hindi, haut responsable du Hamas membre du bureau politique à Gaza. Al-Hindi a lui-même travaillé pour l'UNRWA en tant qu'enseignant et même directeur d’une école de l'UNRWA.
Issam al-Da'alis, éliminé depuis, occupait le poste de "chef du gouvernement fantôme du Hamas". Il a également servi comme enseignant et chef de la branche des enseignants du syndicat des employés de l'UNRWA.
Un autre cadre du Hamas mentionné dans l’étude est Mohammed al-Jamasi, éliminé aussi pendant la guerre, employé par l'UNRWA pendant 16 ans comme ingénieur.
En bref, l'enquête a révélé au total 61 terroristes palestiniens de haut rang qui avaient des liens avec l'UNRWA.
L'étude présente également des cas "ordinaires" d'antisémitisme pur parmi les employés de l'UNRWA. Ainsi, Ahmed Khalifa, employé de l'agence, a partagé sur Facebook une vidéo d'Hitler. Adnan Sardana, un autre employé, a partagé une vidéo appelant à attaquer Tel-Aviv. Et un autre employé de l'UNRWA au Liban, Tariq Abu Ghazala, a célébré le meurtre de Juifs et glorifié le Hamas.
L'enquête révèle également pour la première fois que des directeurs d'écoles et des enseignants seniors de l'UNRWA faisaient partie de la génération fondatrice du Hamas et du Front populaire.
Le nom de Yahya Sinwar, architecte en chef du massacre du 7 octobre, apparaît également dans les conclusions de l’étude. Une rencontre en 2021 entre lui et Leni Stenseth, commissaire générale adjointe de l'UNRWA, a été documentée.
Lors de cette réunion, la diplomate norvégienne s'est excusée pour des propos tenus par le directeur général de l'agence de l'époque, qui avait qualifié les frappes de Tsahal de "précises". Elle avait même remercié Sinwar pour "son attitude positive et sa volonté de poursuivre la coopération pour faciliter le travail de l'agence onusienne à Gaza".
"Cet outil expose ce que l'UNRWA et ses soutiens ont tenté de cacher pendant des années", a déclaré Hillel Neuer, directeur général de UN Watch. "L'UNRWA prétend être une agence humanitaire, mais les preuves démontrent que cette agence grouille d'agents du Hamas. Beaucoup de ses employés ne sont pas des fonctionnaires neutres mais des terroristes en uniforme de l'ONU”.
Le problème n'est pas 'quelques pommes pourries dans le panier', comme la Cour internationale de justice l'a jugé la semaine dernière. Le problème est structurel, étendu et créé délibérément. Continuer à financer l'UNRWA n'est pas un acte humanitaire - c'est un consentement tacite au terrorisme." a déclaré Hillel Neuer
"Les centaines d'employés de l'UNRWA exposés ne sont que la partie émergée de l'iceberg", a ajouté Neuer. "Pendant des décennies, l'UNRWA a opéré sans aucune supervision tandis que des milliards de dollars d'aide affluaient vers Gaza de la part de la communauté internationale. Les gouvernements donateurs doivent trancher - continueront-ils à signer des chèques en blanc à une agence qui construit le Hamas ou lui demanderont-ils de rendre des comptes ?"
Paradoxalement, des acteurs internationaux font pression pour que l'UNRWA soit malgré tout intégrée dans l'ordre du jour de l'après-guerre à Gaza. "Lorsque nous réfléchissons à ce que devrait être Gaza après la guerre, une seule chose est claire : ce doit être une Gaza libre de l'UNRWA", précise Neuer.


