La police fédérale continuera finalement de sécuriser le quartier juif d’Anvers.


19 décembre 2025

Les dirigeants juifs belges ont été furieux d’apprendre que les autorités envisageraient de retirer les forces de sécurité du quartier juif d’Anvers à partir du mois de janvier, alors que l’antisémitisme est en recrudescence dans le pays comme ailleurs dans le monde, avait-on appris ce jeudi, juste avant un revirement de dernière minute.

Les seize policiers fédéraux qui étaient déployés dans le quartier devaient être transférés à Bruxelles, et la responsabilité de la sécurité du quartier aurait alors été confiée à la police locale, avait révélé mardi la maire Els van Doesburg à la télévision publique.

Van Doesburg avait qualifié cette décision « d’incompréhensible », affirmant que la ville ne pouvait pas se permettre de laisser un vide sécuritaire s’installer, en particulier après l’attentat terroriste antisémite de Bondi Beach, en Australie, qui a fait quinze morts et des dizaines de blessés lors d’un rassemblement organisé à l’occasion de l’allumage de la première bougie de Hanoukka, dimanche.

Le ministre belge de l’Intérieur, Bernard Quintin, est en effet revenu jeudi soir sur sa décision.

Face aux pressions exercées par les dirigeants de la communauté juive du pays, notamment le député ultra-orthodoxe Michael Freilich, M. Quintin a annoncé ce jeudi soir qu’il revenait sur sa décision.

Ce revirement « envoie un message fort : la sécurité de la vie juive est une responsabilité fondamentale de l’État et ne saurait être sujette à l’incertitude ou à une érosion progressive », a déclaré l’Association juive européenne dans un communiqué.