11 décembre 2025
Le président américain Donald Trump a déclaré que les membres du conseil de la paix pour la Bande de Gaza seront révélés au début de l’année 2026.
Ce conseil de la paix sera chargé, entre autres, de superviser la gestion de l’après-guerre dans la Bande de Gaza. Selon le président américain, il sera composé des dirigeants les plus puissants de la planète. « Des rois, des présidents, des Premiers ministres composeront ce conseil où tout le monde aspire à siéger », a-t-il affirmé devant les journalistes présents à la Maison-Blanche. « L’annonce sera faite en début d’année 2026. Ce sera l’un des conseils les plus légendaires de l’Histoire. »
Il se pourrait que l’ancien envoyé spécial de l’ONU Nikolaï Mladenov intègre ce conseil en lieu et place de l’ex-Premier ministre britannique Tony Blair. Le diplomate bulgare aurait notamment la tâche de participer à la formation d’un gouvernement de technocrates palestiniens.
La Force de stabilisation de la paix à Gaza pourrait avoir pour mandat de participer au processus de désarmement du Hamas.
Selon l’ambassadeur des États-Unis à l’ONU, Mike Walz, « la force de stabilisation, telle que définie dans la résolution du Conseil de sécurité, est autorisée à désarmer le Hamas. Nous avons expressément inclus la mention “par tous les moyens nécessaires”. Ce point fera l'objet de discussions avec chaque pays. »
Pour l’heure, aucune des nations impliquées dans le Plan Trump ne semble toutefois se presser pour intégrer les rangs de cette force de stabilisation. D’après le diplomate américain en visite en Israël, l’Azerbaïdjan pourrait en faire partie. Washington pousserait également Israël à autoriser l’arrivée de forces turques dans la Bande de Gaza. « Nous nous efforçons toujours de faire évoluer la position israélienne sur la question. Des discussions sont en cours à ce sujet », a déclaré Mike Walz.
L’envoyé spécial américain pour la Syrie, Tom Barack, se dit favorable à l’arrivée de troupes turques dans la Bande de Gaza.
« Je pense que la Turquie peut apporter son aide ; elle dispose de capacités puissantes face au Hamas. La Turquie n'a pas de politique agressive envers Israël ; la dernière chose à laquelle elle pense est le retour de l'Empire ottoman », a-t-il déclaré sur l’antenne d’I24News en hébreu. Le diplomate américain estime qu’Ankara pourrait contribuer à apaiser les tensions entre Israël et l’organisation terroriste palestinienne.
« Je comprends la méfiance d’Israël mais oui, je pense que la présence turque sera utile », a-t-il ajouté. L’émissaire américain a également indiqué vouloir « normaliser les relations entre Israël et la Turquie ».
Concernant la vente d'avions de combat américains F-35 à la Turquie, il a précisé : « Israël s'y oppose catégoriquement et fermement, ce qui est compréhensible de leur point de vue. » Tom Barack doit se rendre en Israël la semaine prochaine.
De son côté, le Hamas propose une nouvelle fois de ne pas se désarmer, mais de stocker ses armes dans la Bande de Gaza sans les utiliser.
Il s’agit de la dernière proposition formulée par Khaled Meshaal. « Nous pouvons conserver ces armes sans les utiliser ni les exhiber. Parallèlement, nous avons proposé l’idée d’un cessez-le-feu durable assorti de garanties réelles. Nous n’avons aucune objection à la présence de forces internationales de stabilisation à la frontière entre Israël et la Bande de Gaza », a déclaré le responsable du mouvement dans une interview accordée à la chaîne qatarie Al Jazeera, mais pas depuis l’intérieur de la bande palestinienne.
Khaled Meshaal a indiqué compter sur les alliés du Hamas dans le monde pour relayer ces positions auprès des Américains, afin que Washington les impose aux dirigeants israéliens.


