Les terroristes de Bondi Beach semblaient animés par « l'idéologie de l'État islamique ».


16 décembre 2025

Les terroristes de Bondi Beach semblaient animés par « l'idéologie de l'État islamique » a déclaré le Premier ministre australien Anthony Albanese.

« Cette idéologie, qui existe depuis plus d'une décennie, a conduit à cette idéologie de haine et, dans ce cas précis, à la volonté de commettre un massacre. »

M. Albanese a déclaré que Naveed Akram, 24 ans, avait attiré l'attention des services de renseignement australiens en 2019, mais qu'il n'était pas considéré comme une menace imminente à l'époque.

Selon la police australienne, le véhicule utilisé par les terroristes contenait aussi deux drapeaux de l'État islamique ainsi que des bombes.

La commissaire de la police fédérale, Krissy Barrett, a qualifié le massacre perpétré lors d'une fête de Hanoukka d'« attaque terroriste inspirée par l'État islamique ».

Le véhicule retrouvé près de la plage de Sydney était immatriculé au nom du fils et contenait « deux drapeaux de l'État islamique fabriqués artisanalement » en plus d'engins explosifs improvisés, a déclaré le commissaire de police de Nouvelle-Galles du Sud, Mal Lanyon, aux journalistes.

Selon des sources sécuritaires citées par les médias australiens, les terroristes se seraient rendus aux Philippines quelques semaines avant l’attentat afin d’y suivre un entraînement paramilitaire.

Sajid Akram et son fils Naveed Akram, âgé de 24 ans, auraient voyagé à Manille début novembre avant de se rendre dans le sud de l’archipel philippin, une région connue de longue date comme un foyer de groupes islamistes armés. D’après un haut responsable de la lutte antiterroriste, s’exprimant sous couvert d’anonymat, les deux hommes y auraient bénéficié d’un entraînement militant avant de rentrer en Australie fin novembre, peu avant l’attaque de dimanche.

Les enquêteurs cherchent désormais à établir l’ampleur de leurs liens avec un réseau jihadiste international. 

Cette révélation intervient alors que la chaîne publique australienne ABC a rapporté que Naveed Akram entretenait depuis plusieurs années des relations avec des membres de la mouvance pro–État islamique (Daech) en Australie, notamment avec le prédicateur radical Wisam Haddad et un recruteur de jeunes condamné pour activités liées à Daech. Par l’intermédiaire de son avocat, Wisam Haddad a toutefois nié toute implication ou connaissance de l’attaque de Bondi.

La piste d’un attentat commandité par l’Iran est elle aussi toujours à l’étude.