50 000 personnes sont attendues à la manifestation nationale d'aujourd'hui


13 février 2025

Les syndicats attendent près de 50 000 personnes à la manifestation nationale d’aujourd’hui. Ils ont prévenu qu'elle ne sera que le point de départ d’une résistance de longue haleine.

Le cortège partira de la Gare du Nord ce matin à 10h30. Les syndicats attendent 50.000 personnes.
La manifestation devrait fortement perturber les transports en commun : les trams 4, 7, 8, 9, 10, 51 et 92 circuleront ainsi que les lignes de bus 12, 36, 46, 50, 53, 59, 65, 71, 73, 87 et 95.
Aux petites heures du matin, les lignes de métro 1 et 5 fonctionnaient. La station de métro Parc restera quant à elle complètement fermée jusqu'à 14h00 et certaines entrées de la station de métro Arts-Loi seront fermées. Le réseau Tec est également fortement perturbé, notamment sur la zone Liège-Verviers : l'application Tec sera mise à jour tout au long de la journée" a précisé la société de transport. Aucun avion ne pourra par ailleurs ni décoller ni atterrir, et ce à travers tout le pays. Les trains fonctionneront normalement.
Le syndicat chrétien pointe une colère de nombreux travailleurs en réaction aux mesures de l’accord de gouvernement. La FGTB avait qualifié l’accord gouvernemental de “déclaration de guerre” contre l’ensemble du monde du travail. Cette grève n’est que le “début d’un marathon de résistance”, prévu durant toute la législature, réaffirme-t-on haut et fort dans les rangs du syndicat socialiste.
Les syndicats annoncent une nouvelle grève générale pour le 31 mars. 

C’est dans ce contexte que le premier ministre Bart de Wever et ses vice-premiers ont reçu pour la première fois les syndicats et le patronat hier.

Le ministre de l’Économie et de l’Emploi, David Clarinval, s’est montré optimiste et ouvert au dialogue :  “certains éléments de l’accord doivent être mis en œuvre rapidement, mais il y a de la marge sur d’autres volets”.
L’Union des Classes moyennes a salué cette position. La FGTB montre plus de défiance et estime que les syndicats et le patronat ne sont pas perçus sur un pied d’égalité par les nouveaux membres de l’exécutif.