17 décembre 2024
Abu Mohammad al-Jolani, leader des rebelles syriens, s'est engagé à maintenir l'accord de désengagement de 1974 avec Israël, signé après la guerre de Kippour.
Lors d'une rencontre avec un groupe restreint de journalistes lundi, il a appelé la communauté internationale à "s'assurer qu'Israël reste également engagé" dans cet accord. Al-Jolani a vivement critiqué "l'avancée militaire" d'Israël en territoire syrien, au-delà du Golan et dans la zone tampon établie par l'ONU. Alors qu'Israël justifie sa présence comme une mesure défensive, le leader rebelle affirme que ces précautions ne sont plus nécessaires : "Avec la chute du régime d'Assad, la menace du Hezbollah et des milices pro-iraniennes a été éliminée."
"La priorité de la Syrie doit maintenant être la construction d'un État et la création d'institutions publiques au service de tous les Syriens", a déclaré le chef rebelle, qui envisage de se présenter à la présidence s'il obtient un soutien suffisant. Il a exhorté plusieurs pays, dont les États-Unis, à retirer son organisation "Hayat Tahrir al-Sham" de la liste des organisations terroristes, arguant que toutes les restrictions devraient être levées "pour que la Syrie puisse se reconstruire".

