Alexander De Croo est revenu sur la situation en Israël jeudi soir


13 octobre 2023

Alexander De Croo s’est exprimé hier dans l’émission Jeudi en Prime chez nos confrères de la RTBF, il est revenu sur la situation des Belges en Israël

Des Belges sont actuellement bloqués en Israël, faute de vol disponible pour rentrer en Belgique. Alexander De Croo a abordé la situation de ces personnes en voyage en Israël. "Ce qu’on va faire en priorité, c’est de ramener les Belges, les voyageurs belges qui sont maintenant bloqués en Israël parce que leur vol de retour n’existe plus", explique Alexander De Croo. Cet après-midi, le cabinet du Premier ministre évoquait un nombre d’environ 180 Belges dans ce cas. "C’est en train de s’organiser et cela se fera juste avant ou pendant le week-end", a expliqué le Premier ministre.

Le Premier ministre a reçu des représentants de la communauté et des organisations juives de Belgique pour entendre leurs préoccupations.

Au moment d’aborder la sécurité dans les lieux de la communauté le premier ministre a déclaré : "On regarde tout cela de très près. Ces endroits, ces écoles juives et autres, étaient déjà protégés d’une manière régulière. Depuis samedi, on le fait avec plus d’effectifs de police", a assuré Alexander De Croo.

Le Premier ministre s’est aussi montré compréhensif à l’égard de l’inquiétude dont lui ont fait part les représentants de la communauté juive qu’il a reçus ce jeudi matin. "Il y a une certaine inquiétude, une certaine tension. Je pense que c’est normal", explique Alexander De Croo, évoquant ceux qui ont "de la famille qui habite en Israël", ceux qui ont peut-être "des amis qui ont perdu la vie".

Par rapport à la situation en Belgique, le Premier ministre s’est montré rassurant. "Il n’y a pas eu de gros incident", a-t-il souligné, avant d’ajouter "en Belgique, chacun peut avoir son opinion. Il y a des gens qui sont plutôt pro palestiniens ou pro Israéliens".

Cependant, a expliqué le Premier, dans la manifestation de son opinion sur le sujet, "il y a des lignes rouges". "Les lignes rouges, c’est pas de violence, pas d’incitation à la haine, pas d’incitation à dire que les actes terroristes étaient justifiés", a précisé Alexander De Croo.

Et lors de cet entretien télévisé, il a été demandé au premier ministre si la Belgique allait prendre parti dans le conflit.

"Clairement, on ne prend pas de côté", a répondu le Premier ministre.

Alexandre De Croo s’est cependant montré très critique sur "ce qu’on a vu depuis ce week-end", "des actes terroristes initiés par le Hamas sur la population israélienne". "Et ça, c’est inacceptable, c’est de la barbarie", a déclaré le Premier ministre. "On condamne cela et Israël a le droit de protéger sa population. Elle a le droit de tout faire pour éviter que ce genre de choses se passent encore", a ajouté Alexander De Croo.

Le Premier ministre a précisé sa pensée quand on lui a demandé ce qu’il pensait d’un blocus de Gaza ou de bombardement sur ce territoire. "Il faut tout faire pour éviter qu’il y ait des victimes civiles", a-t-il dit, regrettant que, "malheureusement, du côté israélien, il y a eu plein de victimes civiles". Alexander De Croo a reconnu "que la population israélienne est extrêmement fâchée" et que les Israéliens ont le droit de chercher à "éviter que des militants du Hamas refassent la même chose". Mais a recommandé le Premier ministre, "faites quand même tout pour respecter le droit humanitaire international et faites tout pour éviter qu’il y ait des victimes civiles" et ce "du côté palestinien ou du côté israélien".

Alexander De Croo a eu aussi le regard tourné vers les actes du Hamas. "Le Hamas pourrait aussi maintenant dire que les gens en otage, on les relâche, pourrait aussi dire qu’on est allé trop loin, qu’on arrête les hostilités", a expliqué Alexander De Croo. "On a beaucoup tendance à regarder la réaction d'Israël, mais du côté du Hamas, il y aurait quand même une certaine réaction qui pourrait venir aussi", a estimé le Premier ministre. "Ce que je vois, c’est qu’ils continuent et c’est le Hamas qui met en danger la population de Palestine", a-t-il estimé.