Amos Hoschtein en visite au Moyen Orient : un cessez-le-feu au Liban est « à notre portée »


20 novembre 2024

Un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah au Liban serait « à notre portée » assure un médiateur américain, alors qu'Amos Hochstein, l'envoyé spécial américain est arrivé dans la région hier.  

Le quotidien libanais "Al-Akhbar", proche du Hezbollah, citant des sources, rapporte qu'il existe un accord sur tous les points mentionnés dans le projet de cessez-le-feu entre Israël et le Liban, à l'exception d'une question liée aux frontières. On ignore si celle-ci concerne les 13 points de désaccord précédemment identifiés. Selon ces sources, il existe "une confidentialité concernant les détails". Les sources ont également indiqué au journal que le commandement de l'armée libanaise a établi un plan pour recruter 5 000 soldats, mais que "cela dépend de la décision politique".

"Les prochaines heures sont décisives", titrait ce matin Israel Hayom. 

L'envoyé américain, Amos Hochstein, a prolongé son séjour à Beyrouth jusqu'à ce matin pour remettre un document final à Israël. 

Il a rencontré hier le président du Parlement libanais, Nabih Berri, un allié du Hezbollah qui joue le rôle de médiateur.

« Je suis revenu [au Liban] parce que nous avons une réelle opportunité de mettre fin à ce conflit », a déclaré M. Hochstein lors d'une conférence de presse après la réunion, ajoutant que les écarts entre les parties avaient été “considérablement réduits” lors des pourparlers de mardi. « C'est aux parties de décider de trouver une solution à ce conflit... C'est maintenant à notre portée », a-t-il déclaré.

Amos Hochstein a également rencontré le commandant des forces armées libanaises, le général Joseph Aoun. Il se rendra probablement en Israël mercredi.

La proposition sur la table implique que le Hezbollah et Tsahal se retirent du Sud-Liban, où une zone tampon de l'ONU serait renforcée par des milliers de soldats de la paix de l'ONU et des troupes libanaises supplémentaires.

Israël a demandé un mécanisme d'application plus fort pour empêcher le Hezbollah de reconstituer ses forces près de la frontière israélienne, où il pourrait menacer les villes du nord d'Israël avec des tirs de missiles antichars ou une infiltration armée. Israël souhaiterait se réserver la possibilité de se redéployer en cas de menace du Hezbollah, ce à quoi le Liban s'oppose.