Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'est prononcé lundi en faveur d'un projet de loi controversé réglementant les exemptions des orthodoxes du service militaire, le défendant pour la première fois lors d'un débat houleux à la Knesset.
B. Netanyahou a défendu ce projet de loi, mais aussi sa gestion de la guerre à Gaza, les relations étrangères d'Israël et ses propres démêlés judiciaires.
Il a riposté à ce que l'opposition a qualifié d'« effondrement de la position internationale d'Israël », arguant que l'État hébreu restait dominant sur les plans diplomatique, militaire et économique malgré la guerre avec le Hamas.
Il a qualifié le projet de loi récemment révisé de « début d'un processus historique visant à intégrer les Haredim dans l'armée israélienne ».
Au cours de l'année écoulée, les dirigeants haredim ont fait pression pour l'adoption d'une loi qui permettrait dans une large mesure à leurs électeurs d'échapper à l'armée, après que la Cour suprême a jugé illégales les exemptions générales du service militaire accordées.
On estime qu'environ 80 000 hommes ultra-orthodoxes âgés de 18 à 24 ans sont actuellement aptes au service militaire, mais ne se sont pas enrôlés. L'armée israélienne a déclaré avoir un besoin urgent de 12 000 recrues.
B. Netanyahu a fait valoir que le projet de loi proposé allégerait la charge pesant sur les réservistes et augmenterait la conscription parmi la population orthodoxe.
Yair Lapid a accusé le Premier ministre et ses alliés d'éviter délibérément les discussions en commission afin de se distancier du projet de loi, et a promis que celui-ci ne serait adopté sous aucune forme, affirmant que l'opposition le combattrait par tous les moyens.